N & E
Napoléon & Empire

Bataille de Leipzig

Date et lieu

  • 16 au 19 octobre 1813 aux environs de Leipzig, ville de Saxe (actuellement au nord-ouest du land de Saxe, en Allemagne).

Forces en présence

  • Grande Armée (190 000 hommes, dont une partie sont des mercenaires saxons), sous le commandement de l'Empereur Napoléon Ier.  
  • Coalition prusso-austro-russo-suédoise (330 000 hommes), sous les ordres du général Gebhard Leberecht von Blücher, du prince Karl Philipp zu Schwarzenberg et de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, prince héritier de Suède.  

Pertes

  • Grande Armée : autour de 38 000 morts ou blessés et 20 000 prisonniers.  
  • Coalition prusso-austro-russo-suédoise : environ 54 000 morts ou blessés.  

Panoramique aérien du champ de bataille de Leipzig

Trois vues du champ de bataille de Leipzig, depuis les villages de Markleeberg, Liebertwolkwitz et Seifertshain.

Apogée de la Campagne de Saxe, la bataille de Leipzig, également appelée « bataille des Nations [Völkerschlacht] », représente la plus grande confrontation des guerres napoléoniennes, et la plus lourde défaite subie par Napoléon. Elle met un point final à l'hégémonie française en Allemagne.

Situation militaire générale

La bataille de Dresde a offert à Napoléon un triomphe sans lendemain. Les résultats de la poursuite se sont avérés décevants. Pire, trop fougueux ou mal appuyé par le maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr, Dominique-Joseph Vandamme s’est fait encercler à Kulm et a dû capituler avec 12 000 hommes. D’autres défaites des lieutenants de l’Empereur, concédées au cours de la même période, ont fini d’annihiler les effets de la victoire obtenue sous les murs de la capitale de la Saxe : Étienne Macdonald a été vaincu par Gebhard Leberecht von Blücher sur la Katzbach, Nicolas Oudinot par Jean-Baptiste Jules Bernadotte à Gross-Beeren.

Napoléon a toutefois entamé la campagne en se plaçant en position d’attente stratégique à Dresde. Son intention est de profiter de cette position centrale pour battre successivement ses divers adversaires. Dans les faits, il a surtout eu à secourir ses maréchaux, auxquels l’ennemi s’est attaqué préférentiellement. Il en est résulté des marches et contre-marches qui ont épuisé les soldats inexpérimentés dont il dispose. En effet, la faiblesse de la cavalerie française a rendu difficile le recueil d’informations sur les mouvements de l’ennemi. Celui-ci, à l’inverse, correctement renseigné, s’est dérobé systématiquement devant Napoléon pour réserver ses coups aux maréchaux d’Empire. Soumis à ce régime, ceux-ci ont donné des signes de démoralisation : Michel Ney, face aux reproches de Napoléon après sa défaite à Dennewitz, a demandé en vain à être éloigné de « cet enfer ».

Devant l’aggravation de sa situation, l’Empereur concentre ses forces à Leipzig. La convergence des déplacements ennemis vers cette ville ne lui a pas échappé. Il ne peut toutefois y réunir, dans le meilleur des cas, que 250 000 hommes face aux 400 000 coalisés qui en approchent. Cependant, confiant dans la victoire, il laisse 30 000 hommes à Dresde sous les ordres de Gouvion Saint-Cyr, afin de bloquer la future retraite des alliés. Il installe son QG à Reudnitz le 14 octobre.

Le QG de Napoléon le 14 octobre à Reudnitz
Le QG de Napoléon le 14 octobre à Reudnitz. Photo de Michèle Grau-Ghelardi

L’objectif de Napoléon est d’empêcher à tout prix que les trois armées ennemies − celle de Bohême commandée par Karl Philipp zu Schwarzenberg, celle de Silésie animée par Bluecher et celle du Nord dirigée par Bernadotte − ne se rassemblent pour constituer une masse énorme à laquelle il n’est pas en mesure d’opposer des effectifs équivalents. Or la nature du terrain autour de Leipzig rend la jonction des armées ennemies problématique ailleurs que dans la ville même. En tenant celle-ci et ses abords, l’Empereur peut donc tenter de battre séparément les différents contingents alliés avant leur réunion, aussi proches soient-ils les uns des autres.

Du côté des coalisés, les mouvements obéissent à une stratégie qui consiste avant tout à couper les communications entre la France et la Grande Armée. De ce point de vue, la défection de la Bavière − qui a eu lieu le 8 octobre −, l’entrée en campagne immédiate de ses troupes et leur marche vers le Rhin, est un succès majeur, ignoré de Napoléon jusqu'au 17 octobre.

Le terrain

Leipzig se trouve au sud-est du confluent de la Parthe et de la Pleisse, elle-même affluent de l’Elster blanche, dans une plaine étendue, semée de bois et de buttes. Au sud, des coteaux montent en pente douce depuis la Pleisse jusqu’aux hauteurs au nord de Wachau. De là, en direction de l’est, s’allongent deux lignes parallèles de modestes collines. Les plus méridionales s’étendent d’Auenhain à Grosspösna ; les plus au nord − le Galgenberg puis le Kolmberg − dominent les villages de Wachau et de Liebertwolkwitz. À l’est, entre le Kolmberg et la Parthe, le terrain est ouvert. Au nord, entre la Parthe et l’Elster, les vallonnements ne manquent pas, mais il ne s’en trouve aucun capable d’accueillir une solide position défensive.

Le manoir de Wachau
Le manoir de Wachau

À l’ouest, sur la rive gauche de l’Elster, la route de Lützen constitue la ligne de retraite française. La rivière s’y divise en de multiples bras transformant la zone en marécage. Les gués et les ponts sont cependant nombreux. Toutefois, la présence de bois achève de rendre le secteur impropre à d’importants mouvements de troupes. Cette configuration perdure vers le sud au voisinage de la Pleisse, dont les berges de la rive gauche (ouest) sont difficiles d’accès et qui ne peut donc être franchie qu’en peu d’endroits. Le pont de Connewitz en acquiert une valeur stratégique.

La ville de Leipzig s’inscrit dans un rectangle de 1000 mètres de côté. Elle est fortifiée, mais ses murailles aux fossés à peu près comblés ne la protègent que très imparfaitement. Quatre portes percent cette enceinte de forme approximativement carrée. Celles de Grimma à l’est, de Saint-Pierre au sud, de Halle et de Ranstadt au nord. Les deux dernières donnent accès à la route de Lindenau par le pont sur l’Elster. Les faubourgs sont eux-mêmes fortifiés, mais la qualité de leurs murs laisse à désirer.

Le placement des troupes françaises

Le 15 octobre, Napoléon parcourt la contrée et place ses troupes en fonction des obstacles naturels que forment l’Elster, la Pleisse et la Parthe entre les différentes armées ennemies.

  1. Dans Leipzig même, Margaron et Arrighi, chefs de la garnison, demeurent entre les murs de la cité.

  2. À Lindenau, le général Pierre Margaron  a pris place avec 15 000 hommes pour protéger les lignes de communication de l’armée.

  3. Face au sud-est, là où, selon lui, se déroulera le gros de l’affrontement, il déploie la Grande Armée en demi-cercle, de la Pleisse au sud à la Parthe à l’est. La ligne principale se situe autour de Wachau. L’agencement est le suivant :

    1. Józef Antoni Poniatowski (VIIIe Corps, nommé maréchal d'Empire la veille), renforcé par Charles Augereau (IXe Corps), s’installe le plus au sud, à Markkleeberg. Près d’eux se tiennent les corps de cavalerie de Pierre-Claude Pajol  (Ve) et François-Etienne Kellermann (IVe)
    2. En allant vers la gauche (est), Claude-Victor Perrin, dit Victor (IIe Corps) occupe Wachau, soutenu par Marie-Victor-Nicolas de Faÿ de La Tour-Maubourg (Ier Corps de Cavalerie)
    3. Jacques Alexandre Law de Lauriston (Ve Corps) défend Liebertwolkwitz
    4. Macdonald (XIe Corps) et Horace François Bastien Sébastiani  (IIe Corps de Cavalerie) constituent l’extrémité du dispositif, vers Kleinpösna
    5. La Garde et les Ier (La Tour-Maubourg) et Ve (Pajol) Corps de cavalerie sont gardés en réserve
    6. Le VIe Corps (Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont) est considéré comme une réserve générale, du moins tant que Bluecher ne se présente pas au nord. Ce sont en tout 96 000 hommes que Napoléon y oppose au 140 000 de l’armée de Bohême.
  4. Au nord, sur la Parthe, où 25 000 Français pourraient avoir à contenir 70 000 Russo-Prussiens de Bluecher, Napoléon se contente de prendre des positions défensives et de garnir de troupes les villages de Gohlis et Pfaffendorf, tout près de la ville. Ney a reçu sur ce front un commandement élargi grâce auquel il dispose en théorie de 55 000 combattants. Son autorité s’étend en effet sur :

    1. le IIIe Corps de Joseph Souham
    2. le IVe Corps d'Henri Gatien Bertrand 
    3. le VIe Corps de Marmont
    4. la 27e division d’infanterie de Jean-Henri Dombrowski (Jan Henryk Dąbrowski)
    5. le IIIe Corps de cavalerie du général Jean-Thomas Arrighi de Casanova, duc de Padoue, formé des divisions Jean-Thomas-Guillaume Lorge, Jean-Marie Antoine Defrance  et François Louis Fournier-Sarlovèze .

    Mais le plus gros de son infanterie est toujours en chemin : Souham à Mockau, 15 km au nord-est, Dombrowski à Ploesen, 5 km en arrière. Le premier devrait arriver le 16.

    En les attendant, Marmont surveille la route de Halle avec 20 000 combattants étalés entre Möckern et Eutritzsch. Il est chargé de contenir Blücher et Bernadotte si ceux-ci se présentent. Ney, positionné au nord de la Parthe doit rapidement venir le soutenir avec 35 000 hommes si le besoin s’en fait sentir.

  5. Jean-Louis-Ébénézer Reynier  et son VIIe Corps sont encore loin, sur la route d’Eilenburg

En soirée, certains indices laissent supposer que l’ennemi pourrait se présenter sur le chemin de Weissenfels, en vue de rejoindre l’armée du Danube par Zwenkau ou Pegau. Napoléon prescrit à Marmont de surveiller ce mouvement depuis Lindenau et Leipzig. Puis il se consacre à dicter ses ordres pour le lendemain.

Le plan des Alliés

Du côté de l’armée du Danube, les discussions vont bon train. Les Russes et les Prussiens souhaitent déployer leur offensive sur la rive droite de la Pleisse et de l’Elster. Les Autrichiens préféreraient opérer vers Dölitz. Le plan final combinera les deux. Un assaut frontal, mené par Russes et Prussiens sous le commandement de Mikhaïl Bogdanovitch Barclay de Tolly (Михаи́л Богда́нович Баркла́й-де-То́лли), portera sur l’axe reliant Liebertwolkwitz à Markkleeberg. Il alignera 70 000 hommes.

Vue aérienne du manoir de Markkleeberg
Vue aérienne du manoir de Markkleeberg

L’attaque principale s’effectuera sur Dolitz et Connewitz, entre l’Elster et la Pleisse. Elle aura pour but de déborder la droite française. Maximilian Friedrich von Merveldt  la dirigera. Il disposera de 40 000 Autrichiens.

En outre, Johann von Klenau  tentera de contourner la gauche française tandis que les 25 000 hommes d'Ignáz Gyulai von Máros-Németh und Nádaska  (souvent appelé Giulay dans les textes français) s’efforceront de couper la ligne de retraite de la Grande Armée à Lindenau puis de se lier à Blücher.

Celui-ci, à une vingtaine de kilomètres de Leipzig, piaffe d’impatience en attendant le signal de l’attaque. Cependant, lorsqu’il retentira, il espère bien bénéficier du soutien de l’armée du Nord. Bernadotte, à la tête de cette dernière, progresse enfin après quelques tergiversations qui l’ont retardé, au grand dam du général en chef prussien.

16 octobre. Bataille de Wachau

Le combat s’engage vers 9 heures du matin, dans la plaine au sud de Leipzig, par des échanges d’artillerie.

Front de Wachau, matinée

Autour de Wachau, les alliés prennent l’offensive les premiers et appliquent leur plan. Ils attaquent en cinq colonnes.

  1. La première, sous le commandement du général prussien Friedrich Kleist von Nollendorf , a pour objectif le village de Markkleeberg.
  2. La seconde, à sa droite, dirigée par le duc Eugène de Wurtemberg  (neveu du prince régnant de Wurtemberg, allié de Napoléon), avance sur Wachau.
  3. La 3e, aux ordres du prince Andreï Ivanovitch Gortchakov (Андрей Иванович Горчавов, marche sur Liebertwolkwitz depuis le bois de l’Université. Ces trois colonnes disposent de 200 canons, au moyen desquels elles effectuent une préparation d’artillerie avant de s’ébranler.
  4. La 4e, confiée au général Klenau, se porte également vers ce village, mais en débordant le Corps de Macdonald sur le flanc gauche français.
  5. La 5e colonne est un corps de cavalerie, voué à maintenir le contact entre la 2e et la 3e colonne.

Sur la droite française, les efforts de Merveldt et du prince Frédéric Joseph Ludwig Carl August de Hesse-Hombourg (futur Frédéric VI)  visent à étirer le front français afin que son centre se dégarnisse vers Wachau. Merveldt tente en premier lieu de prendre le pont sur la Pleisse près de Connewitz, mais sa destruction l’oblige à trouver un gué. Les Autrichiens échouent finalement à traverser la rivière, âprement défendue par le général Étienne Nicolas Lefol. Plus au sud, des tirailleurs français se distinguent en tenant fermement dans le moulin de Dölitz.

À Markkleeberg, Poniatowski ne parvient d'abord pas à résister aux 19 000 combattants de Kleist avec ses 8 000 hommes. Mais dans un second temps, il redescend des hauteurs voisines à la tête de la 26e division d’infanterie et récupère le village. Il l’abandonne à nouveau face à la trop puissante 12e brigade prussienne. L’aide d’Augereau et d’une artillerie efficace lui permet de lancer un nouvel assaut frontal un peu plus tard, coordonné avec un raid sur Markkleeberg par l’est, mené par la division Sémellé. Kleist recule sur Grosterwitz.

Au centre, les coalisés font alors porter le gros de leur effort sur Wachau, qu’attaque le Corps d’Eugène de Wurtemberg. Victor défend vigoureusement le village. Vers 10 heures, Napoléon lui envoie le renfort de deux divisions de la Jeune Garde, conduites par Oudinot. Schwarzenberg donne le commandement de la réserve autrichienne au prince de Hesse-Hombourg et le positionne devant le village de Cröbern, sur la rive droite de la Pleisse. Les Autrichiens tentent alors de déborder Victor sur sa gauche, entre Wachau et Liebertwolkwitz. Mais ils se heurtent au Corps de Lauriston, qui se défend furieusement, d’autant qu’il reçoit à son tour le soutien de deux divisions de la Jeune Garde, amenées par Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier. Nicolas Joseph Maison, qui dirige la 16e division d’infanterie du Ve Corps, progresse jusqu’au village de Güldengossa, où l’ennemi se retranche. Un combat corps à corps s’engage avec les grenadiers russes de Raïewski pour la possession de la localité. Un détachement de la Garde russe renforce bientôt Raïevski. Maison tente plusieurs assauts, payant de sa personne au point de manquer être pris.

Pendant ces combats, la 4e colonne de Klenau avance sur la route à l’ouest de Seyffertshayn. Il entend toujours déborder la gauche des Français.

Vue aérienne du village de Seifertshain, à l'est du champ de bataille
Vue aérienne du village de Seifertshain, à l'est du champ de bataille

Mais, pour les Français, le danger vient surtout de l’autre aile. Kleist, qui s’est définitivement emparé de Markkleeberg, progresse en direction de Dölitz. Sa marche est stoppée par Poniatowski, avec l’aide de la cavalerie de Édouard Jean Baptiste Milhaud .

Au centre, malgré la violence extrême des combats, les Français tiennent bon, y compris les jeunes recrues pour qui c’est le baptême du feu. En deux heures, Wachau change cinq fois de mains. Victor finit toutefois par venir à bout de ses adversaires. Ceux-ci paraissent au bord de la rupture. Malheureusement, Macdonald tarde à effectuer le mouvement tournant par l’est qui lui a été prescrit en vue d’envelopper le Corps de Klenau. En l'attendant, vers 11 heures, les cavaliers de La Tour-Maubourg et Pajol prennent position derrière le XIe Corps, entre Liebertwolkwitz et Holzhausen. Mortier et ses deux divisions de la Jeune Garde se placent en réserve sur leurs arrières.

Pendant ce temps, Napoléon doit faire reculer son quartier général. Le feu ennemi vient d’y tuer plusieurs officiers. Son emplacement initial, dans la bergerie de Meusdorf, sur la colline du Galgenberg, non loin de Liebertwolkwitz, un peu en retrait de Wachau, a été choisi trop proche du front. Pour preuve, les canons de l’artillerie de la Garde, installés sur le revers de la même colline, pilonnent avec succès les colonnes alliées dont les rangs s’éclaircissent peu à peu. L’Empereur replie son état-major de plusieurs hectomètres, jusqu’à une tuilerie.

Le Galgenberg, entre Liebertwolkwitz et Markkleeberg, QG de Napoléon le 16 octobre
Le Galgenberg, entre Liebertwolkwitz et Markkleeberg, QG de Napoléon le 16 octobre

Aux alentours de midi, les événements se précipitent. Napoléon apprend presque simultanément que le Corps de Gyulai se présente devant Lindenau, que les combats se sont engagés à Möckern, au nord de Leipzig, et que l’armée du Danube tente un nouvel assaut général.

Celui-ci, le sixième, est repoussé comme les précédents. La ligne française tient bon. Lauriston est fermement accroché à Liebertwolkwitz, Poniatowski à Dölitz et Victor à Wachau. Les pertes adverses sont déjà de 12 000 hommes, le double de celles des Français. Macdonald vient enfin à bout de sa manoeuvre de contournement et arrive au contact de Klenau. Celui-ci doit se replier. Sa cavalerie, mise à mal par Sébastiani, reçoit le secours de cosaques russes. Klenau parvient à reculer en bon ordre et à s’installer sur la colline du Kolmberg (dite aussi « redoute suédoise », entre Liebertwolkwitz et Seyffertshayn) où il déploie une batterie de 12 pièces d’artillerie.

Le Colmberg (ou Kolmberg), à l'est-nord-est de Liebertwolkwitz
Le Colmberg (ou Kolmberg), à l'est-nord-est de Liebertwolkwitz. Photo de Michèle Grau-Ghelardi

Front de Lindenau

Malgré son importance stratégique − les communications avec Erfurt et la France en dépendent −, le village de Lindenau n’est pour l’heure tenu que par les faibles forces du général Margaron. Napoléon envoie Bertrand et le IVe Corps les soutenir. Dans cette zone, les Français disposent de quatre retranchements, installés sur les hauteurs voisines. Grâce à quatre canons placés en demi-cercle, chacun protège une voie d’accès au village. Gyulai lance trois colonnes à l’attaque. Les Autrichiens parviennent après plusieurs assauts, à pénétrer dans la bourgade par l’ouest. Ils en sont rapidement chassés par les boulets et les fantassins du général Bertrand. Le combat se poursuit jusqu'au crépuscule sous forme d’un duel d’artillerie.

Malgré ses 25 000 hommes, Gyulai n’a donc pas pu arracher à Bertrand la maîtrise de la route de Lützen et Erfurt. Une retraite organisée reste possible. En soirée, les troupes de Bertrand tentent un coup de main sur le camp de Gyulai, mais un détachement de cavalerie légère russe les repère et l’opération est abandonnée.

Front du Nord, début des combats

Bluecher, au son du canon, a foncé sur la ville pour participer à la bataille. Face à son armée de Silésie, Marmont et Ney sont postés au voisinage des villages de Möckern et Eutritzsch, entre l’Elster et la Parthe, Marmont occupant la position la plus avancée. Une fois à leur contact, Bluecher lance une furieuse attaque sur les forces de Marmont. Celui-ci est cloué sur place et ne peut plus porter secours ni à Lindenau, ni du côté de Wachau ou Liebertwolkwitz, comme Napoléon l’a un moment envisagé.

Cette arrivée de Bluecher rend définitivement caducs les plans de l’Empereur. Plus question d’affronter successivement les différentes armées ennemies. Les conséquences sont immédiates. Les troupes de Souham, rappelées par Napoléon de Düben, au nord-est de Leipzig, sont en marche pour rejoindre le front de Wachau quand Ney les déroute vers Möckern par Schönefeld. Elles auraient pu s’avérer précieuses pour appuyer le mouvement enveloppant de Macdonald. Malheureusement, le maréchal Ney, qui a autorité sur Souham, a surestimé le danger couru par Marmont. Le IIIe Corps ne jouera qu’un rôle secondaire face à Bluecher, alors que ses deux divisions auraient pu avoir une influence décisive à Wachau.

Après avoir attendu les divisions de Souham, Ney avance au soutien de Marmont. Jusqu’à son arrivée, ce dernier est chargé de contenir coûte que coûte la poussée des 60 000 soldats de l’armée de Silésie et de sa centaine de canons. Il dispose pour ce faire de 20 à 25 000 hommes.

Front de Wachau, après-midi

À Wachau, en effet, la victoire paraît proche. Une fois Macdonald et Sébastiani positionnés sur la droite des Alliés, Napoléon conçoit une nouvelle offensive générale. L’artillerie continuera à écraser le centre adverse sous ses boulets. Macdonald poursuivra son mouvement pour entraîner vers l’est les réserves ennemies. Ainsi libérés, Lauriston et Mortier marcheront de Liebertwolkwitz sur Stormethal tandis que Victor et Oudinot avanceront de Wachau sur Güldengossa. Antoine Drouot  met immédiatement en place, au centre, une batterie de 80 canons qui foudroie la Garde impériale russe. Mortier, à gauche, est chargé de nettoyer les positions coalisées qui menacent Liebertwolkwitz. Victor attaque la bergerie d’Auerhayen où se tient le duc de Wurtemberg. Face à ces mouvements, Alexandre Ier (Александр I Павлович Романов) prie Schwarzenberg de ralentir les opérations entre la Pleisse et l’Elster afin de se préparer au choc autour de Wachau.

À ce moment-là, Maison surgit de Liebertwolkwitz et repousse Gortchakov jusqu’à Güldengossa. Non loin, à la bergerie d’Auerhayen, Eugène de Wurtemberg recule également face à Victor et Oudinot. Toutefois, à gauche (est), Macdonald est arrêté par la « redoute suédoise ». Le terrain raviné empêche les Français d’y déployer une batterie suffisante pour en déloger 6 000 Autrichiens solidement implantés et munis eux aussi de canons. Ceux-ci finissent cependant par être expulsés de leur position.

Le village de Güldengossa, au sud de Wachau et Liebertwolkwitz
Le paisible (de nos jours ...) village de Güldengossa, au sud de Wachau et Liebertwolkwitz

Le manque d’ensemble dans les mouvements des différents Corps français leur interdit de tirer un profit maximum de leurs succès.

Durant toute cette attaque, l’artillerie de la Garde continue son travail de pilonnage. Le premier corps de cavalerie de réserve et la cavalerie de la Garde entrent ensuite en action. Joachim Murat entraîne dix régiments de cuirassiers entre Liebertwolkwitz et Wachau pendant que Kellermann conduit les dragons d’Espagne entre Wachau et Markkleeberg. Leurs charges tentent de briser le front coalisé. Elles traversent ses lignes tout comme celles de Étienne Tardif de Pommeroux de Bordesoulle  le font à l’est de Güldengossa. La cavalerie de la Garde russe finit par repousser ces assauts. Une victoire française semble toutefois se dessiner, d’autant qu’au nord, Marmont et Ney résistent bravement.

Schwarzenberg choisit alors d’engager ses réserves : la cavalerie de réserve autrichienne du comte de Merveldt et les grenadiers de la Garde russe sous Nikolaï Nikolaïevitch Raïevski (Николай Николаевич Раевский. Ces derniers viennent renforcer le centre, en souffrance sous le feu de l’artillerie française. L’équilibre un moment perturbé des Alliés se rétablit. La bataille redevient indécise.

À gauche (ouest), les cuirassiers autrichiens entaillent les carrés d’infanterie de Victor et atteignent de nouveau Dölitz. Ils sont une fois encore repoussés.

Schwarzenberg engage derechef de nouvelles troupes fraîches. Le Corps du feld-maréchal lieutenant Vincenzo Federico Bianchi (Vinzenz Ferrerius Friedrich Freiherr von Bianchi)  relève celui de Kleist. Les Coalisés repartent à l’assaut de positions françaises et en enlèvent plusieurs. Les combats sont acharnés. Entre Connewitz et le pont sur la Pleisse puis au-delà, les corps des victimes, françaises comme autrichiennes, s’entassent sur plusieurs épaisseurs. Les troupes valides les piétinent sans trop se soucier de savoir si elles marchent sur des morts ou des blessés.

Vers 16 heures, sentant la bataille basculer, l’Empereur fait à son tour donner ses réserves. À Dolitz, Poniatowski reçoit le renfort de la Garde (division Curial ) et reprend le village après un assaut à la baïonnette. Les Autrichiens de Merveldt se replient dans les bois alentour, mais leur chef et plus de 1 000 de ses hommes sont faits prisonniers par les lanciers polonais lancés à leur poursuite. Le comte est conduit auprès de Napoléon tandis que le combat se prolonge malgré tout jusqu’à la nuit dans ce secteur.

Les Autrichiens restent fermement accrochés à un manoir [51.27788, 12.38885] de la rive gauche (ouest) de la Pleisse malgré les tentatives de bombardement de Poniatowski depuis le Kellerberg [51.27500, 12.40262], situé de l’autre côté de la rivière.

Les Coalisés intensifient alors leur poussée au centre. L’infanterie française, couverte par l’artillerie de Drouot, se replie sous les charges de la cavalerie russe. Maison abandonne définitivement Güldengossa. Sa division est réduite à 1 000 hommes. Macdonald, qui a fini par expulser Klenau de la « redoute suédoise », piétine maintenant devant le bois de l’Université. Ses troupes ne sont pas en nombre suffisant pour s’y engager.

La nuit, particulièrement sombre, met fin aux combats.

Front du nord, fin des opérations

Bluecher envoie le général Fabian Gottlieb von Osten-Sacken  sur les hauteurs de Radefeld afin que sa cavalerie assure la jonction avec le Corps de Ludwig Yorck von Wartenburg qui arrive par la chaussée de Halle, plus au nord. Avec le soutien d'Alexandre Louis Andrault de Langeron (Алекса́ндр Фёдорович Ланжеро́н, Yorck s’empare des villages de Lindenthal et de Wiederitzsch. Il se porte ensuite sur Möckern, mais ses attaques sont repoussées à deux reprises, et lui coûtent de lourdes pertes. Langeron, pendant ce temps, tente de déborder les Français par la droite en se dirigeant sur Gohlis.

Le troisième assaut ordonné par Yorck, malgré le déluge d’artillerie qu’il subit, permet aux Prussiens de pénétrer dans le village. Les Français sont en train de les en chasser quand Yorck fait intervenir sa cavalerie et déclenche une offensive générale sur tout le périmètre de la bourgade. Le combat qui s’ensuit est l’un des plus meurtriers de toute la campagne. 7 000 Prussiens, presque autant de Français, tombent avant que ces derniers consentent à se replier. Encore des troupes de la Garde, formées en carrés, tentent-elles de s’accrocher au terrain. Marmont s’attend toujours à l’arrivée du IIIe Corps de Souham, mais en vain. Il doit finalement donner l’ordre de reculer jusqu’aux villages d’Eutritzsch et Gohlis.

Il est 18 heures. La nuit est tombée. Bluecher suspend les opérations. Bernadotte et l’armée du Nord ne se sont pas montrés. Le général prussien espère maintenant disposer de leur soutien le lendemain.

Au total, Bluecher lui non plus n’est pas parvenu à un résultat décisif. Il n’a réussi ni à tourner ni à prendre Möckern. La batterie de 12 pièces installée devant ce village, sur un emplacement soigneusement choisi par Marmont près du bois de Lindenthal, a paralysé son attaque. Le reste des 84 canons du VIe Corps s’est également montré efficace, judicieusement réparti sur les hauteurs. Enfin, étaler ses troupes sur six lignes a permis à Marmont de disposer de nombreuses réserves face à un ennemi contraint par le terrain à suivre un itinéraire connu d’avance.

Le chef du VIe Corps peut donc s’enorgueillir d’avoir contenu des forces deux fois supérieures aux siennes. Le soir, il fait repasser ses unités sur la rive gauche de la Parthe et s’installe pour la nuit au château de Schönefeld. Souham a moins de raison de se féliciter. Les ordres contradictoires qu’il a reçus ont empêché ses 15 000 hommes, à l’exception de la division Antoine Guillaume Delmas, de n’intervenir efficacement nulle part. Ils ont perdu la journée à marcher entre les champs de bataille de Wachau et Möckern sans peser sur les événements.

Bilan

Partout, les combats ont été d’une extrême intensité, à Wachau comme autour de Möckern. Nombre d’entre eux se sont terminés au corps à corps, à la baïonnette. Les pertes de Bluecher se montent à 10 000 hommes au moins, celles de Marmont à 6 000 ou 7 000 soldats (et une cinquantaine de canons). Les témoins (parmi lesquels Dominique-Jean Larrey en personne, le chirurgien en chef de la Grande-Armée) s’accordent pour donner à la pyramide de membres coupés, près de l’ambulance française, une hauteur de six pas et un diamètre non moindre.

Au soir de ce premier jour de bataille, le plan de Napoléon est en échec. Il n’a pas pu vaincre ses ennemis au détail et Ney, au nord, n’a pas justifié sa confiance. Pour maintenir le moral de son armée et de ses alliés, il préfère insister sur l’insuccès des Coalisés, qui n’ont réussi nulle part à l’emporter malgré leur supériorité numérique. Un message de victoire est envoyé à Leipzig, où séjourne le roi de Saxe. Celui-ci manifeste à cette nouvelle un contentement que la population de la ville ne partage guère. Il n’est pas difficile de prévoir que l’épuisement des forces de Napoléon, constituées pour l’essentiel de jeunes recrues inexpérimentées, va représenter un handicap majeur face aux renforts qui affluent de toutes parts vers Schwarzenberg, même si la Grande Armée a gardé la maîtrise du terrain et subi des pertes moins importantes que ses adversaires.

Côté Allié, les opérations de Bluecher autour de Möckern sont considérées comme un succès. Le patriotisme des troupes prussiennes en sort galvanisé.

17 octobre. Intermède

Les troupes passent la nuit du 16 au 17 dans le froid et la boue. La paille et le bois manquent, l’approvisionnement est précaire. La journée du lendemain n’est guère plus riante. Le temps est froid, le ciel couvert, la pluie incessante. Les soldats partent marauder dans les intempéries pour se procurer de quoi manger, mais la récolte est maigre et la disette se fait sentir.

L’interruption des combats est mise à profit pour installer des hôpitaux dans les plus grandes bâtisses des villages. Toutefois plusieurs de ceux-ci sont en feu et les autres dévastés. Beaucoup parmi les blessés, qui affluent en nombre croissant, n’y trouvent pas de place et restent à la rue.

Dans la troupe française, le moral est en berne. Les officiers sont obligés de durcir la discipline. Pour occuper les hommes, on les emploie à enterrer les morts de la veille ou à récupérer les armes disséminées sur le champ de bataille. Le sort de l’armée préoccupe jusqu’aux plus hauts gradés. La plupart estiment une prompte retraite nécessaire. L’Empereur, qui a subi une poussée de fièvre dans la nuit, semble un moment proche de partager leur avis avant de se resaisir.

Signe inquiétant, nombreux sont les désertions et les passages à l’ennemi. Murat lui-même entretient des contacts dans le camp adverse, ce qui ne l’empêche pas de continuer à lutter vigoureusement, au point de faire dire au Tsar : « Vraiment, notre allié cache trop bien son jeu. »

Pendant la matinée, Napoléon sillonne le champ de bataille. De son point de vue, les combats ne se ranimeront pas avant le 19, le temps que se présentent Levin August Gottlieb Theophil, comte von Bennigsen (Леонтий Леонтьевич Беннигсен), Hieronymus von Colloredo-Mansfeld  et Bernadotte. Il maintient donc la Grande Armée sur les positions du 16, laissant croire à sa volonté offensive et se réservant la possibilité de revendiquer la victoire puisqu'il tient le terrain.

Aux alentours de 14 heures, le général Merveldt est amené à Napoléon, qui offre par son intermédiaire aux alliées une paix de compromis. Il tente d’effrayer l’Autriche en insistant sur le poids excessif, les ambitions et le caractère à demi barbare de son encombrant partenaire russe. Napoléon propose de reprendre les négociations entamées à Prague pendant l’armistice de Pleiswitz. Il se dit prêt à reculer sans délai sur la rive gauche du Rhin et même à inclure l’avenir de l’Italie dans les discussions. Merveldt et ses officiers lui apprennent que la Bavière, qui vient de changer de camp, s'apprête à faire marcher une armée sur ses arrières. La route vers la France est menacée. La retraite devient indispensable. La difficulté de l'organiser pour une armée si nombreuse et les réticences de l'Empereur à se plier à cette nécessité expliquent la poursuite des combats.

Du côté des Coalisés, les différents renforts attendus sont priés d’accélérer leur approche. Les premiers arrivent bientôt : Colloredo dans la matinée, Bennigsen vers 17 heures. Bernadotte n'est plus loin. À midi, il installe son QG à Breitenfeld, à 10 km à peine au nord de Leipzig. En tout, 130 000 hommes supplémentaires viennent grossir les effectifs de l’armée coalisée. Ils témoignent toutefois d'un état de fatigue extrême. Au point que Schwarzenberg, qui a prévu d’attaquer dans la journée prend la décision, à 14 heures, de reporter son offensive au lendemain. Son plan, d'une grande simplicité, vise uniquement à exploiter sa supériorité numérique pour repousser les Français sous les murs de Leipzig.

Pour masquer ces arrivées, les Alliés se livrent à quelques « gesticulations » plus ou moins réussies. Ainsi, l’armée de Silésie mène une petite opération au nord. Les cavaliers de Bluecher bousculent ceux d’Arrighi non sans essuyer quelques pertes, tandis que Sacken se heurte vers Gohlis aux lanciers polonais de Dombrowski. En large infériorité numérique, ceux-ci font face courageusement, mais doivent reculer jusqu’à proximité de Leipzig, devant la porte de Halle. Du coup, les têtes de pont françaises sur la rive nord de la Parthe sont réduites à quelques postes protégeant cette entrée de la ville. Bluecher songe un temps à franchir la rivière, mais y renonce en apprenant que l’armée de Bohême ne prévoit plus de se remettre en action avant le lendemain. Au total, le général prussien est parvenu à avancer jusqu’à une ligne reliant Eutritzsch à Gohlis.

Gyulai, lui, reçoit des ordres contradictoires qui l’amènent à mener un court combat devant Lindenau avant de reprendre ses positions de la veille. La confusion lui coûte la division Louis Charles Folliot de Crenneville (noble français passé au service de l'Autriche en 1793), expédiée vers Cröbern à un moment donné et qui n’a pas pu être rappelée à temps.

Côté français, les seules troupes fraîches qui se présentent sont celles du VIIe Corps (général Reynier) : 13 000 hommes environ, dont plus des deux tiers sont Saxons.

En attendant la réponse des Alliés à ses propositions de négociation, Napoléon prépare la reprise des hostilités.

En soirée, il prend également les premières dispositions en vue de la retraite. La responsabilité de celle-ci est confiée au général Bertrand. Les premiers convois doivent se diriger sur Lützen. Le matériel non indispensable sera transféré à Lindenau dans la nuit du 17 au 18. Les défenses de Leipzig sont renforcées pour qu’une arrière-garde suffise à tenir la ville après le repli du reste de l’armée. Selon le plan conçu par Napoléon, l’évacuation finale doit se dérouler dans la nuit du 18 au 19, sous le voile de l’obscurité.

Durant la nuit particulièrement sombre du 17 au 18, malgré la pluie diluvienne et le froid, Napoléon peaufine son dispositif. Contrairement à ses habitudes, il va cette fois mener une bataille défensive. À deux heures du matin, il est au moulin à tabac du Thornberg, non loin de Probstheida. Il a prévu d’y installer son QG pour la bataille du lendemain. Il rencontre ensuite Ney à Reudnitz (où ce dernier 'est installé dans l'ancien QG impérial) puis Bertrand à Lindenau. Suite à ces visites, il décide de concentrer la Grande Armée derrière un front courant de Dölitz à Holzhausen en passant par Dösen et Meusdorf.

Le champ de bataille à Dözen, au sud-sud-est de Leipzig
Le champ de bataille à Dözen, au sud-sud-est de Leipzig

Durant ces préparatifs, quelques indices trahissent un début de désorganisation. Nombre de caissons de munitions, par exemple, doivent être détruits faute d’attelages pour les déplacer. Certains témoins perçoivent dans ces désordres un écho de la retraite de Russie.

18 octobre

Les Coalisés disposent maintenant de 300 000 hommes. Napoléon n’en a guère plus de la moitié.

Vers 6 heures, les principaux décideurs alliés réunis (il y a là l'Empereur de Russie Alexandre Ier, celui d'Autriche François Ier et le roi de Prusse Frédéric Guillaume III mais aussi l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Russie, lord William Cathcart) prennent connaissance des propositions de Napoléon apportées par Merveldt. Ils décident à l'unanimité de les laisser sans réponse.

Le temps change vers 8 heures. Un vent soutenu dissipe les nuages et dévoile le soleil.

Mouvements préparatoires

À la première heure, le 18, les divisions françaises reçoivent la consigne de se rapprocher de Leipzig. Le front français devient ainsi continu depuis les positions de Poniatowski au sud-ouest jusqu’à celles de Ney au nord-est. De plus, la Garde, stationnée derrière le Thornberg où se tient Napoléon, au centre du champ de bataille, se trouve dès lors en mesure d’intervenir en tout point. Ce mouvement s’effectue lentement.

Pendant ce temps, les parcs (artillerie, munitions, vivres), commencent d’évacuer Leipzig et entament leur retraite. Celle-ci ne tarde pas à encombrer l’étroite route qui court de Leipzig à Lindenau. Un unique pont y permet le franchissement de l’Elster. La question de savoir si Napoléon, lors de sa visite nocturne au général Bertrand, a ou non donné l’ordre d'en construire d’autres reste débattue.

Front sud

Le Tsar, le roi de Prusse et Schwarzenberg y ont établi leur quartier général, à Meusdorf, à gauche de la route entre Liebertwolkwitz et Probstheida.

Les hostilités débutent dans ce secteur, vers Probstheida, par l’intermédiaire des artilleries. Face à un front resserré, l’énorme supériorité numérique des Alliés leur permet de se contenter d’assauts massifs, en négligeant les subtilités manoeuvrières. Leur but est d’user les forces adverses dans un combat d’attrition et d’acculer les Français dans Leipzig.

Les coalisés ont divisé en trois colonnes les 180 000 hommes dont ils disposent sur ce théâtre d’opérations.

  1. La première, sur la droite (est) est forte de 65 000 hommes. Elle réunit le IVe Corps de l’armée de Bohême et celui de Bennigsen, qui commande l’ensemble. Il la fait avancer sur Holzhausen depuis Grosspösna et le bois de l’Université.
  2. Barclay de Tolly dirige la seconde colonne. Elle comprend le 1er corps de Gortchakov, le 2e corps de Kleist, la cavalerie de Piotr Petrovitch Pahlen (Пётр Петро́вич Па́лен et une puissante artillerie. Les gardes russe et prussienne constituent sa réserve. Elle a pour mission de briser le centre français, occupé par le maréchal Victor.
  3. La troisième colonne, très majoritairement autrichienne est sous l’autorité du prince de Hesse-Hombourg. Merveldt y a repris sa place. Colloredo se tient prêt à la soutenir. Elle part de Cröbern et fond sur Dölitz et Markkleeberg.
Un étang près de Grosspösna, au sud de Güldengossa
Un étang près de Grosspösna, au sud de Güldengossa. Photo de Michèle Grau-Ghelardi

Le plan de Schwarzenberg vise à déborder les Français par leur gauche, afin que le front s’étire du côté de l’armée du Nord. Les deux masses coalisées pousseront alors de concert l’ennemi sur Leipzig.

Sur cette aile, Macdonald, pris de flanc, ne peut tenir Holzhausen avec les restes de son XIe Corps. Il recule vers Stötteritz, sur un plateau entre le Rutzschebach et Probstheida. Klenau le suit et s’établit en face de lui. Voyant le maréchal français en difficulté, le général autrichien tente de le déloger. Mais Macdonald, auquel une compagnie de la Garde vient d’apporter de l’artillerie, lui réplique avec une force qui l’oblige à rétrograder. Toutefois, même tenir Stötteritz s’avère impossible et Macdonald se replie à l’abri d’un terrain accidenté où ses troupes bénéficient d’un répit de quelques heures. La situation devient critique pour les Français dans cette zone. Si Macdonald a pu stopper Klenau, il ne peut empêcher que les coalisés poursuivent leur opération de contournement sur sa gauche. Dmitri Sergueïevitch Dokhtourov (Дмитрий Сергеевич Дохтуров avance vers Zweinaundorf, Ferdinand von Bubna und Littitz  vers Paunsdorf.

Le manoir de Stötteritz
Le manoir de Stötteritz

Au centre, Colloredo tente durant toute la matinée de s’emparer de Probstheida, que Murat et Victor défendent sans faiblir. Ils sont soutenus par la cavalerie de La Tour-Maubourg et une batterie de canons que Drouot a installée devant l’entrée du village. Malgré l’efficacité de cette artillerie, le nombre des assaillants finit par permettre au prince Auguste de Prusse et au général Georg Dubislav Ludwig von Pirch  d’atteindre les premières maisons. Au même moment, les Russes y pénètrent également, par le côté opposé. Ils sont tous repoussés, à la force des baïonnettes.

Napoléon, qui observe ce combat depuis le moulin Quandt, envoie des renforts tirés de la Jeune Garde. En revanche, il met à l’abri la Vieille Garde, jusque-là très exposée aux bombardements, en l’installant au sud du Thornberg. Ce mouvement a également l’avantage de mieux lier les positions de Connewitz et de Stötteritz.

La Napoleonstein à l'emplacement du moulin Quandt (Tabaksmühle), QG de Napoléon le 18 octobre
La Napoleonstein à l'emplacement du moulin Quandt (Tabaksmühle) près de Probstheida, QG de Napoléon le 18 octobre. Photo de Michèle Grau-Ghelardi

À Probstheida, Colloredo mène lui-même l’assaut mais ne peut ébranler la Jeune Garde. Au contraire, la cavalerie française, conduite par Bordesoulle et Jean-Pierre Doumerc, bouscule les cuirassiers russes, pourtant soutenus par les cavaleries autrichiennes et prussiennes. Schwarzenberg fait donner ses réserves tout en ordonnant à Gyulai, en attente près de Gross-Zschocher, d'appuyer les attaques sur Connewitz.

Le champ de bataille près de Connewitz, au sud de Leipzig
Le champ de bataille près de Connewitz, au sud de Leipzig

Sur l’aile droite, Poniatowski, Augereau et Oudinot continuent de batailler pour la possession de Dölitz, qui change plusieurs fois de mains entre midi et 14 heures. À la tête des assaillants, le prince de Hesse-Hombourg, blessé, doit laisser sa place à Bianchi. Peu à peu, la supériorité numérique adverse oblige Poniatowski à reculer. Il se met à l’abri derrière un cours d’eau puis se rapproche d’Augereau, à Connewitz. Ensemble, avec l’aide de la Jeune Garde et de ses canons, ils endiguent la progression de Merveldt.

Toutefois, tenir Connewitz devient bientôt difficile. Les divisions Jean-Baptiste Pierre de Semellé et Lefol s'accrochent toujours au village, tout comme à celui de Lössning, mais leurs effectifs fondent sous les bombardements de l’ennemi. Ce dernier n’est toutefois pas encore parvenu à passer sur la rive est de la Pleisse. Les Autrichiens ont même dû abandonner le bois de Lössning et se retirer jusque sur le plateau de Dölitz.

Lindenau

Tout en observant les combats du front sud, Napoléon ne cesse de s’intéresser à la situation à Lindenau.

Dans ce secteur, Bertrand est chargé de protéger la ligne de retraite avec son IVe Corps, renforcé par la division Guilleminot prise sur le 7e. Il est en outre autorisé, en cas de besoin, à solliciter les deux divisions de la Jeune Garde, commandées par Mortier, qui ont été positionnées dans Leipzig, en renfort de la garnison de Margaron.

Vers 9 heures, Bertrand reçoit l'ordre d'entamer son mouvement vers Lützen. Deux heures plus tard, il se met en route. Une fois culbutées les unités autrichiennes postées à Klein-Zschocher, la route d'Erfurt est soustraite à la menace ennemie. À 14 heures, Bertrand atteint Weissenfels. La ligne de retraite est désormais hérissée de troupes françaises : Mortier occupe Lindenau avec la Jeune Garde, Guilleminot tient Lützen. À cette nouvelle, l’Empereur commande d’évacuer tout ce qui peut l’être sur Lützen.

Gyulai, censé s’opposer à ce mouvement, ne s'est guère montré menaçant. A sa décharge, des ordres erratiques l'ont privé d'une de ses divisions si bien qu'il se trouve localement en infériorité numérique, unique chef coalisé à connaître cette situation.

Front nord

Au nord, Marmont occupe Schönefeld, avec la division Delmas en réserve. À sa droite, le VIIe Corps tient Sellerhausen, renforcé par une partie du 3e. Derrière eux, la division Dombrowski couvre Leipzig.

En face, Bernadotte et Blücher alignent 120 000 hommes. Leur attaque se déroule à gauche (sud-est) de la Parthe, de Taucha vers Schönefeld. Yorck et Sacken restent en réserve sur la rive droite, leurs Corps ayant fourni les plus gros efforts le 16.

À 11 heures, Langeron franchit la Parthe à gué près de Mockau, puis fond sur Schönefeld vers midi. À 13 heures, Bernadotte se présente à son tour sur le champ de bataille, faisant taire les rumeurs que la lenteur de son arrivée avait suscitées.

Ney décide d’attaquer Paunsdorf avec la division Pierre François Joseph Durutte  et la division saxonne de Reynier. Il espère ainsi séparer les armées du Nord et de Bohême. C’est le moment que choisissent les Saxons et la cavalerie wurtembergeoise pour passer à l’ennemi. Quelques désertions avaient déjà été signalées dans la matinée, mais ce sont tout à coup sept bataillons d’infanterie placés entre Paunsdorf et Sellerhausen, un régiment de hussard et un de uhlans qui rejoignent l’armée de Bernadotte. Ils se mettent aussitôt à combattre leurs anciens camarades.

Pendant ce temps, Sacken, revenu en première ligne, attaque le Corps de Dombrowski, qui protège le nord de Leipzig. Sur ordre de Ney, la division Michel Silvestre Brayer se porte à son secours.

En début d’après-midi, l’accroc ouvert au nord par la défection saxonne constitue le principal danger auquel doit faire face la Grande Armée.

À Schönefeld, les Français doivent rétrograder pour combler les trous dans leur front. À Paunsdorf, vers 16 heures, les artilleurs saxons suivent l’exemple donné par leurs compatriotes fantassins et cavaliers. La division Durutte doit à son tour reculer à Sellerhausen. Marmont se retrouve dans une situation exécrable et il semble qu’il ne puisse éviter de se replier lui aussi. Mais Schönefeld est la clé de la position française sur ce front. Les Coalisés doivent absolument s’en emparer pour vaincre. Les cadres de la Grande Armée, jusqu’au plus haut niveau, se prodiguent donc pour tenir la ligne avec les effectifs restants et empêcher la cavalerie ennemie de pénétrer en profondeur le dispositif français.

Ney expédie la division Delmas en soutien de Durutte. Napoléon accourt en personne au secours de Reynier, avec des unités de la Garde, les cavaliers d'Étienne-Marie-Antoine-Champion de Nansouty  et 20 pièces d’artillerie. Sa présence enraie le recul de la seconde ligne française, soudain prise pour cible par ceux qui constituaient la première.

Les Coalisés intensifient leurs assauts sur Schönefeld.

  1. À leur gauche, Matveï Ivanovitch Platov (Матвей Иванович Платов et ses cosaques viennent au soutien de Bennigsen et de Bubna.
  2. Au centre, le général Piotr Mikhailovich Kaptsevitch (Пётр Миха́йлович Капце́вич et le Corps de Langeron poursuivent leur offensive.
  3. À droite, Guillaume Emmanuel Guignard de Saint-Priest (autre noble français passé lui au service des Russes) s’engage à son tour.

On se bat à la baïonnette dans les rues du village. Langeron y pénètre un instant, le croit pris, mais en est chassé par une contre-attaque de Ney et doit fuir au milieu de ses soldats. Schönefeld est gagné et perdu à sept reprises.

Enfin, sous la pression de l’artillerie adverse, tandis que la sienne est réduite au silence, Marmont finit par ordonner un léger recul. Mais quand les canons du IIIe Corps et la division Étienne Pierre Sylvestre Ricard  arrivent en renfort, il enlève une huitième fois Schönefeld.

Cette défense héroïque de Marmont dure jusque vers 18 heures. Langeron, qui a épuisé ses propres munitions, reçoit alors de Bernadotte une batterie de 20 pièces bien approvisionnées. Les Coalisés s’emparent définitivement du village. Les Français y tenteront bien encore une attaque surprise en fin de journée, mais elle échouera et ils ne s’obstineront pas.

La violence de l’engagement a entraîné des pertes énormes. Pas moins de huit généraux du VIe Corps ont péri. Marmont lui-même est blessé.

Plus à l’est, les combats sont également intenses. Chaque hameau donne lieu à des affrontements. L’artillerie est tout aussi sollicitée. À Pfaffendorf, un incendie ravage un hôpital rempli de blessés des deux camps, ajoutant une centaine de victimes au bilan de la journée. Après avoir pris cette localité, Sacken et Yorck sont aux pieds des remparts de Leipzig. Ils se lancent à l’assaut de la porte de Halle. Dombrowski et Margaron la défendent vigoureusement, bientôt aidés par une division de la Jeune Garde. Les Alliés sont repoussés avec des pertes importantes, dont là aussi plusieurs généraux.

Front sud

Cependant, le sort de la bataille se joue toujours à Probstheida. Schwarzenberg y concentre ses efforts. En début d’après-midi, Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg (Пётр Христиа́нович Ви́тгенштейн) et Kleist prennent la tête des réserves qui partent à l’assaut du village. Klenau les soutient sur leur gauche. Ils sont repoussés. Les artilleurs de Drouot continuent à se montrer d’une grande efficacité. Après cet assaut, Napoléon envoie à Victor des troupes fraîches tirées de la Garde : unités de la Jeune Garde commandées par Lauriston, divisions Louis Friant  et Curial de la Vieille Garde.

Schwarzenberg insistant, le village est à nouveau le théâtre de mêlées au corps à corps. Hans Ernst Karl von Ziethen , à la tête d’une nouvelle colonne, cherche à y entrer par l’ouest. L’artillerie de Drouot le refoule. Vers 16 heures, les Français passent à leur tour à l’attaque.

Le caractère décousu des combats, qui se concentrent autour de quelques points de fixation, sans mouvement d’ensemble, facilite la défense des Français. En outre, certaines unités Alliés n’emploient que des armes primitives. C’est le cas par exemple des Cosaques Baskirs, qui ne disposent que d’arcs. La faible efficacité de leurs tirs ne leur permet pas de tirer profit de leur nombre et de leur ardeur.

À l’opposé, les Alliés testent un nouveau système, les fusées à la Congreve (du nom du colonel britannique qui les a développées) dont l’usage décontenance les premières troupes françaises visées. Leur utilisation s’inscrit dans l’évolution des pratiques de combat, qui tendent à un emploi accru de la puissance de feu.

En fin de journée, Schwarzenberg renonce à prendre Probstheida. Il compte désormais venir à bout de la Grande Armée et l’obliger à rétrograder en l’écrasant sous les bombes. Mais la ligne française tient. Les Polonais de Poniatowski, à l’ouest, interdisent toujours aux Alliés le passage de la Pleisse. À l’est, Macdonald s’accroche dans Stötteritz depuis le début de l’après-midi.

Les combats s’interrompent à la nuit.

Bilan

Malgré la bonne tenue de leurs troupes et leur résistance acharnée, le bilan de cette deuxième journée d’affrontement est désastreux pour les Français, militairement et surtout politiquement.

Comme le 16, les pertes sont lourdes, les blessés nombreux.

À la faveur de leur accablante supériorité numérique (3 contre 1), les Alliés ont peu à peu comprimé l’armée française autour de Leipzig. Ils lui interdisent ainsi de tirer parti de sa capacité manoeuvrière et peuvent l’écraser sous le feu de leur artillerie. Ils entrevoient désormais la victoire, la première obtenue sur un champ de bataille où commande Napoléon. Ce serait là un succès considérable, susceptible de changer l’avenir de l’Allemagne. Les corps saxons ou wurtembergeois qui sont passés aux Alliés en plein combat en ont fait la preuve. Cette trahison a causé un désordre qui n’a fait que rendre un peu plus inévitable l’issue défavorable de la confrontation. Elle témoigne surtout de la bascule de l’espace germanique dans le camp des Coalisés, qui atteignent ainsi un de leurs objectifs majeurs.

Point positif pour les Français : dans cet instant critique, et alors qu’elle compte énormément de soldats inexpérimentés, la Grande Armée n’a manifesté aucune panique et s’est signalée par une discipline remarquable. Les jeunes recrues sont déjà imprégnées des valeurs militaires transmises par leurs anciens. Quant à ceux-ci, surtout dans la Garde, ils refusent de douter.

Dans Leipzig même, le roi de Saxe, comme la population, a observé l’affrontement du haut des tours ou des toits et vu l’étau se resserrer peu à peu sur la ville. Le désordre s’est installé au fur et à mesure que les combats se sont rapprochés et que les réfugiés ont afflué des villages environnants.

Durant la nuit, les troupes françaises poursuivent leur retraite. Les unités concernées découvrent les graves carences qui affectent les mesures prises en vue de ce mouvement, pourtant prévisible. Les désastres du lendemain en seront la conséquence directe. Autre symptôme inquiétant : d’ores et déjà, hors du champ de bataille, on peut noter la disparition de la solidarité entre soldats.

19 octobre

Le 19, Napoléon se lève aux aurores avant de faire ses adieux au roi de Saxe, un de ses plus fidèles alliés. Pendant ce temps, l’évacuation se poursuit. Victor, Lauriston, Reynier, Poniatowski, Augereau et Macdonald composent l’arrière-garde, chargée de tenir la ville durant le repli. Poniatowski en défend la partie méridionale avec quelques centaines de soldats polonais. Macdonald s’établit dans un faubourg de Leipzig, au débouché de la route de Dresde. Bien que les issues aient été barricadées et les murs crénelés, la position est faible, dominée par les hauteurs alentour. Les Alliés les occupent d’ailleurs aussitôt lorsqu’ils comprennent − aux bruits d’explosion des parcs d’artillerie que l’armée française fait sauter, faute de pouvoir les emmener − que leur ennemi cherche à s’échapper.

Les troupes françaises se retirent par la route d’Erfurt, précédées par ce qui a pu être sauvé de l’artillerie. Elles marchent en quatre ou cinq colonnes de chaque côté de la chaussée, réservée aux voitures. Bientôt, le brouillard qui a favorisé les premières évacuations se dissipe. Bluecher se rend compte du mouvement vers 9 heures. Dans ce secteur aussi, les explosions signalant la destruction de parcs d’artillerie confirment bientôt le repli français. Les Alliés reprennent aussitôt l’offensive : Bennigsen et Schwarzenberg sur le faubourg de Würzen, Bernadotte sur les quartiers de Leipzig qui font face à Schönefeld. Les canons de Langeron soutiennent ce dernier, tandis que ses tirailleurs progressent vers le pont qui enjambe la Parthe et donne accès à la cité.

Les défenseeurs luttent opiniâtrement. Ils pâtissent de leur infériorité numérique mais bénéficient de la volonté des Alliés de ne pas causer de trop grands dommages à la ville, ce qui leur interdit un usage intensif de l’artillerie.

L’armée de Silésie est celle qui rencontre le plus de difficultés. Face à elle, le VIe Corps, retranché dans une fabrique de tabac des faubourgs, résiste vaillamment et inflige des pertes considérables aux assaillants. Il finit toutefois par céder au nombre et doit se retirer. Partout, dans la cité, rues et ponts sont hérissés de canons chargés à mitraille. Abrités dans les maisons, les restes des Corps de Lauriston, Reynier et Poniatowskiy poursuivent leur farouche résistance, fusillant les envahisseurs dans ce qui a pris la configuration d’un combat urbain. En retardant l’avancée des Alliés, ils oeuvrent à sécuriser la retraite de la Grande Armée.

Malheureusement, le repli ne peut s’effectuer que par l’unique ouvrage franchissant l’Elster, il est donc très lent. Poniatowski, peut-être parce que Napoléon le considère comme le seul maréchal dont le moral n’est pas atteint, reçoit le commandement de l’arrière-garde avec mission de retenir l’ennemi le plus longtemps possible. Mais la situation se dégrade. Les désertions se multiplient. Le colonel du génie Joseph Monfort (Joseph Puniet de Monfort) est chargé de miner le pont afin de le faire sauter après le passage des derniers défenseurs de la cité. Cette opération ne se justifie pourtant pas. L’Elster est trop étroit pour qu’une passerelle provisoire ne puisse y être jetée par les Alliés en moins d’une heure. En outre, les forces coalisées situées en amont ou en aval, où d’autres ponts franchissent la rivière, suffiraient à la poursuite, tant leur supériorité numérique est considérable.

La responsabilité de déclencher l’explosion est confiée à un simple caporal, qui a pour consigne d’agir dès que l’ennemi se présentera. Quelques tirailleurs adverses apparaissent, le caporal obéit à ses ordres.

Avec la destruction du pont, la situation devient catastrophique et la défaite se fait déroute. Au désordre qui règne déjà dans l’armée succède la panique dans les unités piégées sur la rive droite de l’Elster, ainsi qu’en témoignera le maréchal Macdonald.

L’affolement se répand jusque dans les troupes qui combattent encore dans la ville même. Après une dernière tentative de résistance, elles capitulent. 12 000 prisonniers tombent aux mains de l’ennemi, parmi lesquels les généraux Reynier et Lauriston, que le Tsar doit protéger contre ses propres soldats rendus furieux par le baroud d’honneur des Français.

D’autres, nombreux, à l’instar des maréchaux Poniatowski ou Macdonald eux-mêmes, cherchent à échapper à la reddition en se jetant dans l’Elster ou la Pleisse. Par malheur, la configuration escarpée des berges de ces deux rivières ainsi que leurs flots boueux et agités, par suite des mauvaises conditions météorologiques, rendent le passage difficile. Beaucoup échouent et sont emportés. C’est le cas du maréchal Poniatowski qui se noie dans l’Elster après avoir réussi à franchir la Pleisse. Le maréchal Macdonald a plus de chance et parvient à traverser, agrippé à un tronc d’arbre, le cours d’eau fatal à son collègue polonais.

La rivière Weiße Elster à Leipzig
La rivière Weiße Elster à Leipzig. Photo de Michèle Grau-Ghelardi

Ceux qui ont pu passer se rassemblent sur la route de Lindenau. L’Empereur, à cheval, des aides de camp et des généraux tentent de rebâtir les divers Corps avec les arrivants. Mais ceux-ci, pour la plupart, ne possèdent plus ni arme ni sac. Ils s’en sont délestés pour franchir les rivières.

Malgré la volonté des Alliés de lui épargner les bombardements, la ville, à l'issue de la bataille, a été dévastée par les combats de rues. Cela n’empêche pas d'y fêter la victoire. Les premières récompenses sont distribuées sur la Marktplatz. Bluecher est nommé feld-maréchal, Klemens von Metternich élevé au rang de prince. Selon certains témoins alliés, la population elle-même manifeste sa joie.

Bilan

Les Alliés ont engagé plus de 300 000 hommes. 60 000 ont été mis hors de combat (tués, blessés, disparus). Les Français ont aligné 175 000 hommes et en ont perdu de 60 à 70 000 : probablement 20 000 à 25 000 morts et plus de 20 000 prisonniers. Ces derniers sont si nombreux qu’ils seront laissés en proie à la famine et au froid, endurant des tourments rappelant ceux de la retraite de Russie. Un maréchal a été tué, ainsi que plusieurs généraux. D'autres succomberont plus tard à leurs blessures.

La bataille de Leipzig a pris la forme d’une collection de combats indépendants pour la possession des villages de la plaine avoisinante. Dans ces conditions, le génie tactique de Napoléon n’a pas trouvé matière à s’y employer de façon décisive. De plus, la Grande Armée a perdu en qualité et en capacité manoeuvrière au cours des années. Elle comprend en 1813 une forte proportion de soldats inexpérimentés. D’où le choix de se contenter − plus encore qu’à Wagram ou la Moskowa − d’un choc frontal appuyé par un déluge d’artillerie, synonyme d’hécatombes humaines. Du 15 au 19 octobre, les batteries françaises ont tiré 220 000 coups de canon, dont 95 000 le 18.

Cependant, cette fois, Napoléon doit aborder ce combat dans des conditions d’infériorité numérique insurmontables. En cela, sa responsabilité est lourde dans cette défaite que l’imprévoyance en matière de retraite a transformée en déroute.

Côté allié, la bataille des Nations signe leur ralliement aux conceptions guerrières de la Révolution française et de l’Empire : recherche d’un affrontement décisif, anéantissant d’un coup les capacités militaires de l’ennemi. C’est l’avènement de la « guerre absolue » que théorisera Clausewitz, témoin de ces combats.

Conséquence

Lourdement battue, l’armée française doit se replier jusqu’au Rhin et au-delà. Il va lui falloir désormais défendre le sol français, pour la première fois depuis 1794. La défaite s’accompagne d’une totale désorganisation. La logistique est défaillante, la nourriture manque, les maraudeurs, en nombre croissant, marchent sans respecter aucun ordre, précédant souvent les colonnes pour mieux se servir dans les villages traversés, le pillage étant la seule ressource des soldats.

La démoralisation s’aggrave, les maréchaux s’inquiètent. Murat, l’un des plus critiques, s’apprête à changer de camp. Même les officiers polonais commencent à douter, hésitant entre leur fidélité à Napoléon et la sauvegarde de leurs hommes, maintenant que tout semble perdu.

Par chance pour les Français, l’armée coalisée, très éprouvée également, n’est pas en mesure de lancer une poursuite dans les règles. Seuls des Cosaques et des troupes irrégulières harcèlent les restes de la Grande Armée.

Ordre de bataille

Forces françaises (général en chef : Empereur Napoléon Ier)

Garde ImpérialeInfanterie de la Vieille Garde - Maréchal Adolphe Edouard Mortier1re division - général Louis Friant1re brigade - général Joseph Christiani1er régiment de chasseurs à pied de la Garde
2e régiment de chasseurs à pied de la Garde
2e brigade - Claude Etienne Michel1er régiment de grenadiers à pied de la Garde
2e Régiment de grenadiers à pied de la Garde
Artillerie et train1er régiment d'artillerie à pied de la Vieille Garde
1er bataillon du Train de la Garde
2e division - Général Philibert Jean-Baptiste François Curial1re brigade - Guillaume Charles Rousseau1er Régiment de fusiliers-grenadiers de la Garde
2e Régiment de fusiliers-grenadiers de la Garde
Régiment des Vélites de Turin (Italie)
Régiment des Vélites de Florence (Italie)
2e brigade - Henri RottembourgRégiment des Leib-Grenadiers-Gardes (Saxe)
Régiment des Gardes (Westphalie)
Garde Polonaise (Pologne)
Artillerie et Train1er régiment d'artillerie à pied de la Garde impériale
1er bataillon du Train de la Garde
Corps de la Jeune Garde – Maréchal Nicolas Charles Oudinot1re division – Général Michel Marie Pacthod1re brigade - André Bruno de Frévol de Lacoste1er régiment de Voltigeurs de la Garde
2e régiment de voltigeurs de la Garde
2e brigade - Annet-Antoine Couloumy3e Régiment de Voltigeurs de la Garde
4e Régiment de Voltigeurs de la Garde
3e brigade - Jean-Louis Gros11e Régiment de Voltigeurs de la Garde
11e Régiment de Tirailleurs de la Garde
Artillerie et Train1er régiment d'artillerie à pied de la Garde impériale
1er bataillon du Train de la Garde
2e bataillon du Train de la Garde
Train des équipages de la Garde
5e Bataillon des Sapeurs de la Garde
2e division - général Pierre Barrois1re brigade - Paul Jean-Baptiste Poret de Morvan1er Régiment de Tirailleurs de la Garde
2e Régiment de Tirailleurs de la Garde
3e Régiment de Tirailleurs de la Garde
2e brigade - Louis-Etienne Dulong de Rosnay4e Régiment de Tirailleurs de la Garde
5e Régiment de Tirailleurs de la Garde
6e Régiment de Tirailleurs de la Garde
Artillerie et Train1er régiment d'artillerie à pied de la Garde impériale
1er bataillon du Train de la Garde
2e bataillon du Train de la Garde
Train des équipages de la Garde
7e Bataillon des Sapeurs de la Garde
3e division – général Pierre Decouz1re brigade - Joseph Boyer de Rebeval5e Régiment de Voltigeurs de la Garde
6e Régiment de Voltigeurs de la Garde
7e Régiment de Voltigeurs de la Garde
2e brigade - Jean-Jacques Germain Pelet-Clozeau8e Régiment de Voltigeurs de la Garde
9e Régiment de Voltigeurs de la Garde
7e Régiment de Tirailleurs de la Garde
Artillerie et Train1er régiment d'artillerie à pied de la Garde impériale
Train des équipages de la Garde
4e division – général François Roguet1re brigade - Jean-François FlamandRégiment des flanqueurs-chasseurs de la Garde
Régiment des flanqueurs-grenadiers de la Garde
2e brigade - Jean-Joseph Marguet8e Régiment de Tirailleurs de la Garde
9e Régiment de Tirailleurs de la Garde
10e Régiment de Tirailleurs de la Garde
Artillerie et Train1er régiment d'artillerie à pied de la Garde impériale
2e Bataillon du Train de la Garde
Cavalerie de la Garde - général Étienne Marie Antoine Champion de Nansouty1re division - général Philippe Antoine d'Ornano1re brigade - Pierre-David (dit Edouard) de Colbert-ChabanaisRégiment de chevau-légers de Berg
Lanciers rouges de la Garde impériale
2e brigade - Mémie PintevilleDragons de la Garde impériale
Artillerie et trainArtillerie à Cheval de la Vielle Garde
11e bataillon du Train de la Garde
2e division - général Charles Lefebvre des Nouettes1re brigade - Vincent Corvin KrasinskiLanciers polonais de la Garde impériale
Régiment des Chasseurs à Cheval
2e brigade - Bertrand Pierre CastexRégiment des Grenadiers à Cheval
Artillerie et TrainArtillerie à Cheval de la Vielle Garde
10e bataillon du Train
3e division - général Frédéric Henri Walther1re brigade - Jean Dieudonné Lion1er Régiment de Chevau-Légers Lanciers de la Garde Impériale (Pologne)
4e régiment de Gardes d'honneur
Régiment de chasseurs à Cheval
1er régiment de Gardes d'honneur
2e brigade - Louis Michel LetortDragons de la Garde impériale
2e régiment de Gardes d'honneur
3e brigade - Louis Marie Levesque de LaferrièreRégiment de grenadiers à Cheval
3e Régiment de Gardes d'honneur
Artillerie et TrainArtillerie à Cheval de la Vielle Garde
12e bataillon du Train
Parc et Génie de la Garde - Général Charles François DulauloyArtillerie1er régiment d'artillerie à pied de la Vieille Garde
Artillerie à cheval de la Vieille Garde
Artillerie à cheval du Duché de Berg
GénieSapeurs de la Garde
Pontonniers de la Garde
Gendarmes de la Garde
Marins de la Garde
Marins de la Garde (Royaume de Naples)
Ouvriers de la Garde
TrainTrain d'artillerie de la Garde
Train d'artillerie (Duché de Bade)
Train du Génie de la Garde
train des équipages de la Garde
Aile Droite - Maréchal Jochim Murat, roi de NaplesIIe Corps - Maréchal Victor (Claude Victor Perrin), duc de Bellune4e division d'Infanterie - général Jean-Louis Dubreton1re brigade - Jacques (ou Joseph-Martin-Madeleine) Ferrière24e régiment d'infanterie légère
19e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Jean-Antoine Brun37e régiment d'infanterie de ligne
56e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train2e régiment d'artillerie à pied
4e régiment d'artillerie à pied
3, 12 et 14e bataillon du train
5e division d'infanterie - général François-Marie Dufour1re brigade - Sixte d'Estko26e régiment d'infanterie légère
93e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - N.46e régiment d'infanterie de ligne
72e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train5e régiment d'artillerie à pied
8e régiment d'artillerie à pied
12e bataillon du Train
6e division d'infanterie - général Honoré Vial1re brigade - général Guy Louis Henri de Valory11e régiment d'infanterie légère
4e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Nicolas Bronikowski2e régiment d'infanterie de ligne
18e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train3e régiment d'artillerie à pied
3 et 14e bataillon du train
Réserve d'artillerie - François Bernard de MongenetArtillerie et Train6e régiment d'artillerie à pied
2e régiment d'artillerie à cheval
4,9,11 et 14e bataillon du train
Parc2e régiment d'artillerie à pied
Ouvriers
3,4,8,9,11 et 12e bataillon du train
2,3 et 5e bataillon de sapeurs
VIIIe Corps Polonais - Général Prince Józef Antoni Poniatowski26e division d'infanterie - général Jan Kazimierz Kamieniecki1re brigade - Jean Julien SierawskiRégiment de la Vistule (Pologne)
1er régiment d'infanterie de ligne (Pologne)
16e régiment d'infanterie de ligne (Pologne)
2e brigade - Kazimierz Małachowski8e régiment d'infanterie de ligne (Pologne)
15e régiment d'infanterie de ligne (Pologne)
3e brigade - général Stefan Grabowski12e régiment d'infanterie de ligne (Pologne)
14e régiment d'infanterie de ligne (Pologne)
ArtillerieRégiment d'artillerie (Pologne)
Cavalerie Polonaise27e brigade - Jan Nepomucen Umiński14e régiment de cuirassiers Polonais (Pologne)
Régiment de Krakus (Pologne)
Réserve d'artillerieRégiment d'artillerie (Pologne)
Sapeurs et équipages (Pologne)
IVe Corps de cavalerie - général François Étienne Kellermann7e division de cavalerie légère - général Michał Sokolnicki17e brigade de cavalerie légère - Joseph Tolinski1er régiment de chasseurs à cheval (Pologne)
3e régiment de Uhlans (Pologne)
2e régiment d'artillerie à cheval (Pologne)
8e division de cavalerie légère - général Antoni Paweł Sułkowski19e brigade de cavalerie légère - Jan Krukostoweicki6e régiment de Uhlans (Pologne)
8e régiment de Uhlans (Pologne)
6e régiment d'artillerie à cheval (Pologne)
Train4e et 11e bataillon du Train (Pologne)
Centre - Empereur NapoléonVe Corps - Général Jacques Alexandre Law de Lauriston10e division d'infanterie - général Joseph Jean-Baptiste Albert1re brigade - Louis Alexandre Bachelet-Damville4e Régiment provisoire d'infanterie légère
139e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Edme Victor Bertrand140e régiment d'infanterie de ligne
141e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train7e régiment d'artillerie à pied
1er bataillon du Train
16e division d'infanterie - Général Nicolas Joseph Maison1re brigade - Eugène Charles Auguste David Mandeville152e régiment d'infanterie de ligne
153e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade154e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et train1er régiment d'artillerie à pied
8e bataillon du Train
19e division d'Infanterie - général Donatien Marie Joseph de Vimeur de Rochambeau1re brigade - Michel Pascal Lafitte135e régiment d'infanterie de ligne
149e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Louis Harlet150e régiment d'infanterie de ligne
155e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train5e régiment d'artillerie à pied
4e bataillon du Train
Réserve et ParcArtillerie1er régiment d'artillerie à pied
5e régiment d'artillerie à cheval
6e régiment d'artillerie à cheval
6e brigade de cavalerie légère - Paul Ferdinand Stanislas Dermoncourt2e régiment de chasseurs à cheval
3e régiment de chasseurs à cheval
6e régiment de chasseurs à cheval
Parc3 et 9e bataillon du train
15e compagnie d'ouvriers
6e bataillon de Sapeurs
IXe Corps - Maréchal Charles Pierre François Augereau, duc de Castiglione51e division d'Infanterie - général Louis Marie Turreau de Garambouville1re brigade - Henri Jacques Martin Lagarde32e demi-brigade provisoire
63e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Antoine Aymard34e demi brigade provisoire
35e demi-brigade provisoire
Artillerie1er régiment d'artillerie
2e régiment d'artillerie
52e division d'Infanterie - général Jean-Baptiste Pierre de Semellé1re brigade - François Bagneris37e demi brigade provisoire
39e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Roch Godard121e régiment d'infanterie de ligne
122e régiment d'infanterie de ligne
86e régiment d'infanterie de ligne
ArtillerieRégiment d'artillerie à pied
Parc et TrainBataillon du Train
Sapeurs
XIe Corps - Maréchal Etienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, duc de Tarente31e division d'infanterie - général François Roch Ledru des Essarts1re brigade - Philibert Fressinet11e demi-brigade provisoire d'infanterie de ligne
13e demi-brigade provisoire d'infanterie de ligne
brigade napolitaine - Francisco Cetteo MacDonaldRégiment d’infanterie d'élite (Royaume de Naples)
4e régiment d'infanterie légère (Royaume de Naples)
brigade Westphalienne8e régiment d'infanterie de ligne (Westphalie)
Régiment d'infanterie de légère (Westphalie)
artillerie1er Régiment d'artillerie à pied
Régiment d'artillerie à pied (Westphalie)
35e division d'Infanterie - général Maurice Etienne Gérard1re brigade - François Nivard Charles Joseph Hénin6e régiment d'infanterie de ligne
112e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Carlo Zucchi2e régiment d'infanterie légère (Italie)
5e régiment d'infanterie de ligne (Italie)
Artillerie et train1er Régiment d'artillerie à pied (Italie)
Régiment italien d'artillerie à cheval (Italie)
1er bataillon du Train (Italie)
Bataillon du Train (Italie)
36e division d'Infanterie - général Henri François Marie Charpentier1re brigade - François Martin Valentin Simmer22e régiment d'infanterie légère
10e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Claude Marie Meunier3e régiment d'infanterie légère
14e régiment d'infanterie légère
Artillerie et Train1er régiment d'artillerie à pied
2e régiment d'artillerie à pied
7 et 12e bataillon du Train
39e division d'Infanterie - général Jean Gabriel Marchand1re brigade - Karl Ludwig Christian Wilhelm Heinrich Franz Stockhorner von Starein1er régiment de ligne (Bade)
3e régiment de ligne (Bade)
2e brigade - Emile (Aemilianus) Maximilien Léopold de Hesse et du Rhin, prince de Hesse-DarmstadtRégiment des Gardes-Fusiliers (Hesse)
Régiment des Leib-Gardes (Hesse)
Leib Régiment (Hesse)
ArtillerieRégiment d'artillerie badois (Bade)
Régiment d'artillerie hessois (Hesse)
Cavalerie légère28e brigade de cavalerie légère - Louis Pierre Montbrun4e Régiment de Chasseurs à Cheval (Italie)
2e régiment de chasseurs à cheval Royaume de Naples
Régiment de chasseurs à cheval de Wurtzbourg
Réserve et ParcArtillerieRégiment d'artillerie
Régiment d'artillerie Royaume de Naples
TrainBataillon du Train
Sapeurs
Gendarmes
Ier Corps de Cavalerie - général Victor de Faÿ de La Tour-Maubourg1re division de cavalerie légère - général Sigismond-Frédéric de Berckheim2e brigade légère - Aimé Sulpice Victor Pelletier de Montmarie16e régiment de chasseurs à cheval
1er régiment de chevau-légers lanciers
3e Régiment de Chevau-Légers Lanciers
3e brigade légère - Cyrille Simon Picquet5e Régiment de Chevau-Légers Lanciers
8e Régiment de Chevau-Légers Lanciers (Pologne)
1er Régiment de Chasseurs à Cheval (Italie)
2e division de cavalerie légère - général Jean-Baptiste Juvénal Corbineau1re brigade légère - Charles Yves César Cyr du Coetlosquet6e Régiment de Hussards
7e Régiment de Hussards
8e Régiment de Hussards
3e division de cavalerie légère - général Louis Pierre Aimé Chastel4e brigade légère - Louis Vallin8e Régiment de Chasseurs à Cheval
9e Régiment de Chasseurs à Cheval
25e Régiment de Chasseurs à Cheval
5e brigade légère - Jean-Baptiste Van Merlen1er Régiment de Chasseurs à Cheval
19e Régiment de Chasseurs à Cheval
Artillerie et TrainRégiment d'artillerie à cheval
Bataillon du Train
1re division de grosse cavalerie - général Étienne Tardif de Pommeroux de Bordessoulle1re brigade lourde - Louis Charles Barthelemy Sopransi2e régiment de cuirassiers
3e régiment de cuirassiers
6e régiment de cuirassiers
2e brigade lourde - général Bertrand Bessières9e régiment de cuirassiers
11e régiment de cuirassiers
12e régiment de cuirassiers
3e brigade lourde - H.A. von Lessing1er régiment de cuirassiers de la garde saxonne (Saxe)
2e régiment de cuirassiers de Zastrow (Saxe)
Artillerie et TrainRégiment d'artillerie à cheval
Bataillon du Train
3e division de grosse cavalerie - général Charles Eugène de Lalaing d'Audenarde1re brigade lourde - Charles Eugène de Lalaing d'Audernarde4e régiment de cuirassiers
7e régiment de cuirassiers
14e régiment de cuirassiers
Régiment des Dragons Napoléon (Italie)
2e brigade lourde - Marie Antoine Reiset7e régiment de dragons
23e régiment de dragons
28e régiment de dragons
30e régiment de dragons
Artillerie et TrainRégiment d'artillerie à cheval (Italie)
Bataillon du Train (Italie)
Réserve et parcArtillerie1,3,4 et 6e régiments d'artillerie à cheval
3e régiment d'artillerie à cheval saxonne (Saxe)
Train8e et 16e bataillon du Train
1er bataillon du train saxon (Saxe)
IIe Corps de Cavalerie - général Horace Sébastiani de la Porta2e division de cavalerie légère - général Nicolas François Roussel d'Hurbal7e brigade légère - Armand Charles Louis Le Lièvre de La Grange2e Régiment de Chevau-Légers Lanciers
11e Régiment de Chasseurs à Cheval
12e Régiment de Chasseurs à Cheval
8e brigade légère - Jean-Baptiste Dommanget4e Régiment de Chevau-Légers Lanciers
5e Régiment de Hussards
9e Régiment de Hussards
Artillerie et Train1er régiment d'artillerie à cheval
11e bataillon du train
4e division de cavalerie légère - général Rémy Joseph Isidore Exelmans9e brigade légère - Antoine Maurin6e Régiment de Chevau-Légers Lanciers
4e Régiment de Chasseurs à Cheval
7e Régiment de Chasseurs à Cheval
20e Régiment de Chasseurs à Cheval
10e brigade légère - François Isidore Wathiez11e Régiment de Hussards
23e Régiment de Chasseurs à Cheval
24e Régiment de Chasseurs à Cheval
Artillerie et Train4e régiment d'artillerie à cheval
11e bataillon du Train
2e division de cavalerie lourde - général Antoine Louis Decrest de Saint-Germain1re brigade lourde - Général François Charles Jean-Pierre Marie d'Avranges d'Haugéranville1er Régiment de Carabiniers
2e Régiment de Carabiniers
1er régiment de cuirassiers
2e brigade lourde - Nicolas Marin Thiry5e régiment de cuirassiers
8e régiment de cuirassiers
10e régiment de cuirassiers
Artillerie et Train6e régiment d'artillerie à cheval
13e bataillon du Train
Ve Corps de cavalerie - général Pierre Claude Pajol9e division de cavalerie légère - général Hippolyte-Marie-Guillaume de Rosnyvinen de Piré32e brigade légère - Stanislas Klicki3e Régiment de Hussards
27e Régiment de Chasseurs à Cheval
33e brigade légère - Jacques Laurent Louis Augustin Vial14e Régiment de Chasseurs à Cheval
26e Régiment de Chasseurs à Cheval
5e division de cavalerie lourde - général Samuel Lhéritier de Chézelles1re brigade - Mathieu Queunot2e Régiment de Dragons
6e régiment de dragons
11e régiment de dragons
2e brigade - Jean Antoine Collaert13e régiment de dragons
15e régiment de dragons
Artillerie et TrainArtillerie à cheval
Bataillon du Train
6e division de cavalerie lourde - général Jean-Baptiste Milhaud1re brigade - Auguste Etienne Marie Gourlez de Lamotte18e régiment de dragons
19e régiment de dragons
20e régiment de dragons
2e brigade - Gabriel Gaspard Achille Adolphe Bernon de Montélégier22e régiment de dragons
25e régiment de dragons
Artillerie et TrainArtillerie à cheval
Bataillon du Train
Réserve et parcartillerie3e régiment d'artillerie à cheval
Train11e Bataillon du Train
Aile gauche - Maréchal Michel Ney, Prince de la MoskowaIIIe Corps - général Joseph Souham8e division d'Infanterie - général Michel Silvestre Brayer1re brigade - Jean-Louis Fournier6e régiment d'infanterie légère
16e régiment d'infanterie légère
28e régiment d'infanterie légère
40e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - François Bony22e régiment d'infanterie de ligne
59e régiment d'infanterie de ligne
69e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train2e Régiment d’Artillerie à Pied
9e Régiment d’Artillerie à Pied
3e et 9e bataillon du Train
9e division d'Infanterie - général Antoine Guillaume Delmas1re brigade - Étienne Estève2e régiment d'infanterie légère
4e régiment d'infanterie légère
136e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Pierre Mataly de Maran138e régiment d'infanterie de ligne
145e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train9e Régiment d’Artillerie à Pied
3,6 et 10e bataillon du Train
11e division d'Infanterie - général Étienne Pierre Sylvestre Ricard1re brigade - Jean-Louis Charrière9e régiment d'infanterie légère
50e régiment d'infanterie de ligne
65e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Jean-Marie Vergez142e régiment d'infanterie de ligne
144e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train7e Régiment d’Artillerie à Pied
9e Régiment d’Artillerie à Pied
10,11 et 13e bataillon du Train
Réserve et ParcArtillerieArtillerie à Pied
Artillerie à cheval
TrainBataillon du Train
Sapeurs espagnols
Gendarmes
VIe Corps - Maréchal Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont20e division d'Infanterie - général Jean Dominique Compans1re brigade - Pierre de Pelleport32e régiment d'infanterie légère
1er Régiment d’Infanterie de Marine
2e brigade - Joseph Antoine René Joubert20e Régiment provisoire d'Infanterie de Ligne
25e Régiment provisoire d'Infanterie de Ligne
3e Régiment d’Infanterie de Marine
Artillerie et Train5e Régiment d’Artillerie à Pied
8e Régiment d’Artillerie à Pied
8e bataillon du Train
21e division d'Infanterie - général Joseph Lagrange1re brigade - Jean-Baptiste Jamin37e régiment d'infanterie légère
Régiment Joseph Napoléon
4e Régiment d’Infanterie de Marine
2e brigade - Charles Joseph Buquet2e Régiment d’Infanterie de Marine
Artillerie et Train4e Régiment d’Artillerie à Pied
5e Régiment d’Artillerie à Pied
8,10 et 12e bataillons du Train
22e division d'Infanterie - général Jean-Parfait Friedrichs1re brigade - Louis Jacques Coëhorn11e régiment provisoire de Ligne
13e régiment provisoire de Ligne
23e régiment d'infanterie légère
15e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Jacques Robert Souslier de Choisy16e régiment provisoire de Ligne
121e régiment d'infanterie de ligne
70e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train4e Régiment d’Artillerie à Pied
9e Régiment d’Artillerie à Pied
8e et 10e bataillon du Train
Cavalerie25e brigade légère - Karl von Normann-Ehrenfels2e Régiment de Chevau-Légers (Wurtemberg)
4e Régiment de Chasseurs à Cheval (Wurtemberg)
Artillerie (Wurtemberg)
Réserve et ParcArtillerie5e Régiment d’Artillerie à Pied
9e Régiment d’Artillerie à Pied
1er Régiment d’Artillerie à Cheval
4e Régiment d’Artillerie à Cheval
Parc6,10 et 12e bataillon du Train
2,4 et 7e bataillon de Sapeurs
Gendarmes
VIIe Corps - général Jean-Louis-Ébénézer Reynier13e division d'Infanterie - général Armand Charles Guilleminot1re brigade - Antoine Gruyer1er régiment d'infanterie légère
18e régiment d'infanterie légère
7e régiment d'infanterie de ligne
156e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Louis François LejeuneRégiment d’Infanterie d'Illyrie
52e régiment d'infanterie de ligne
67e régiment d'infanterie de ligne
101e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et TrainArtillerie à Pied
Bataillon du Train
32e division d'Infanterie - général Pierre François Joseph Durutte1re brigade - Pierre Devaux35e régiment d'infanterie légère
132e régiment d'infanterie de ligne
131e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade - Antoine Anatole Gédéon Jarry36e régiment d'infanterie légère
133e régiment d'infanterie de ligne
Régiment d’infanterie de Wurtzbourg (Bavière)
Artillerie et TrainArtillerie à Pied
Bataillon du Train
24e division d'infanterie - général Heinrich Wilhelm von Zeschau1re brigade - Friedrich August Wilhelm von BrauseRégiment d'infanterie légère (Saxe)
Bataillon de Grenadiers von Speigel (Saxe)
Régiment d'Infanterie de Ligne von Steindel (Saxe)
Régiment d'Infanterie de Ligne Prince Frédéric Auguste (Saxe)
Régiment d'Infanterie de Ligne von Rechten (Saxe)
2e brigade - Gustav Xaver Reinhold von RysselRégiment d'Infanterie Légère (Saxe)
Bataillon de Grenadiers von Anger (Saxe)
Régiment d'Infanterie de Ligne von Niesemeuschel (Saxe)
Régiment de Chasseurs (Saxe)
Artillerie et TrainArtillerie à pied (Saxe)
Bataillon du Train (Saxe)
Sapeurs (Saxe)
Cavalerie26e brigade légère - Adam Friedrich August von LindenauRégiment de Hussards (Saxe)
Régiment de Uhlans (Saxe)
Artillerie à cheval (Saxe)
Réserve et ParcArtillerieArtillerie à cheval (Saxe)
Artillerie à pied (Saxe)
Artillerie à pied (française)
TrainBataillon du Train
IIIe Corps de Cavalerie - Général Jean-Thomas Arrighi de Casanova, Duc de Padoue5e division de Cavalerie Légère - général Jean Thomas Guillaume Lorge12e brigade légère - Redmond de Shée5e Régiment de Chasseurs à Cheval
10e Régiment de Chasseurs à Cheval
13e Régiment de Chasseurs à Cheval
13e brigade légère - Eugène Antoine François Merlin15e Régiment de Chasseurs à Cheval
21e Régiment de Chasseurs à Cheval
22e Régiment de Chasseurs à Cheval
ArtillerieArtillerie à cheval
6e division de cavalerie légère - général François Fournier-Sarlovèze14e brigade légère - Pierre Mourier29e Régiment de Chasseurs à Cheval
31e Régiment de Chasseurs à Cheval
1er Régiment de Hussards
15e brigade légère - Auguste Jean Ameil2e Régiment de Hussards
4e Régiment de Hussards
12e Régiment de Hussards
ArtillerieArtillerie à cheval
4e division de Cavalerie Lourde - général Jean-Marie Antoine Defrance1re brigade lourde - Vincent Axamitowski4e régiment de dragons
5e régiment de dragons
14e régiment de dragons
12e régiment de dragons
24e régiment de dragons
2e brigade lourde - Jean Charles Quinette de Cernay16e Régiment de Dragons
17e régiment de dragons
21e régiment de dragons
26e régiment de dragons
27e régiment de dragons
13e régiment de cuirassiers
ArtillerieArtillerie à cheval
Réserve et ParcArtillerie5e Régiment d’Artillerie à Cheval
6e Régiment d’Artillerie à Cheval
Train1er et 4e bataillon du Train
Corps détachésIVe Corps - général Henri Gatien Bertrand12e division d'Infanterie - général Charles Antoine Morand1re brigade - Antoine Alexandre Julienne Bellair8e régiment d'infanterie légère
2e brigade - Jean François Toussaint
13e régiment d'infanterie de ligne
3e brigade - Etienne Hulot23e régiment d'infanterie de ligne
137e régiment d'infanterie de ligne
Artillerie et Train2e Régiment d’Artillerie à Pied
7e bataillon du Train
15e division d'Infanterie - général Achille Fontanelli1re brigade - Pietro Sant’Andrea1er régiment d'infanterie légère (Italie)
6e régiment d'infanterie de ligne (Italie)
2e brigade - Philippe André Martel1er régiment d'infanterie de ligne (Italie)
4e régiment d'infanterie de ligne (Italie)
3e brigade - André Pierre MoroniRégiment des Gardes à Pied de Milan(Italie)
7e régiment d'infanterie de ligne (Italie)
Artillerie et TrainArtillerie à Pied (Italie)
Bataillon du Train (Italie)
38e division d'Infanterie - général Frédéric de Franquemontbrigade d'infanterie - Ludwig Friedrich StockmayerRégiment léger (Wurtemberg)
Régiment de ligne (Wurtemberg)
24e brigade de cavalerie légère - Karl August Franz Maximilian von Jett1er Régiment de Chevau-Légers Prince Adam (Wurtemberg)
3e Régiment de Chevau-Légers Herzog Ludwig (Wurtemberg)
Artillerie à cheval (Wurtemberg)
29e brigade de cavalerie légère - WolffRégiment de chevau-légers (Westphalie)
Régiment de Chevau-Légers (Hesse)
Réserve et ParcArtillerieArtillerie à pied
TrainBataillon du train
Sapeurs
Gendarmes
divisions indépendantes 27e division d'Infanterie - général Jean-Henri Dabrowskibrigade d'infanterie - Edouard Zoltowski2e régiment d'infanterie de ligne (Pologne)
4e régiment d'infanterie de ligne (Pologne)
18e brigade de cavalerie légère - Jan Stefan KrukowieckiRégiment de chasseurs à cheval (Pologne)
2e régiment de Uhlans (Pologne)
Artillerie et TrainArtillerie à pied (Pologne)
Artillerie à cheval (Pologne)
Bataillon du Train (Pologne)
Sapeurs (Pologne)
Garnison de Leipzig - général Pierre Margaronbrigade d'infanterie - Antoine Joseph Bertrand35e régiment d'infanterie légère
132e régiment d'infanterie de ligne
138e régiment d'infanterie de ligne
1er régiment provisoire d'Infanterie de Ligne
brigade Badoise - Friedrich von HochbergChasseurs (Jägers) (Bade)
2e régiment de Ligne (Bade)
Artillerie à pied (Bade)
brigade de cavalerie1er régiment provisoire de Dragons
2e régiment provisoire de Dragons
Artillerie et TrainArtillerie à Cheval
Train
Ouvriers
Gendarmes
division de Marche - général Étienne Nicolas Lefolbrigade provisoire de MarcheRégiment d’Infanterie d'Erfurt
54e régiment d'infanterie de ligne
Bataillon de Marche

Forces coalisées

Armée de Bohême (général en chef : Feldmarschall Karl Philipp zu Schwarzenberg)

Armée russe - Michel Barclay de TollyIer Corps d'infanterie - général Andreï Ivanovitch Gortchakov5e division d'infanterie - Vladimir Petrovich Mezentzov1re brigadeRégiment de Sevsk
Régiment de Perm
2e brigade - Prince de SibérieRégiment de Kalouga
Régiment de Moguilev
3e brigade23e Chasseurs
24e Chasseurs
14e division d'infanterie1re brigadeRégiment de Tenguinsk
Régiment d'Estonie
2e brigadeRégiment de Toula
Régiment de Navaguinsk
3e brigade - Winstoff25e Chasseurs
26e Chasseurs
Artillerie du Corps6e batterie légère
7e batterie légère
3e batterie de position
IIe Corps d'Infanterie - Duc Eugène de Wurtemberg3e division d'infanterie - Prince Chakhovskoï1re brigadeRégiment de Revel
Régiment de Mourom
2e brigadeRégiment de Tchernigov
Régiment de Selenguinsk
3e brigade20e Chasseurs
21e Chasseurs
4e division d'Infanterie - Dmitri Pouchnitzki1re brigade - Colonel Fedorov
Régiment de Tobolsk
Régiment de Volhynie
2e brigade
Régiment de Krementchoug
Régiment de Minsk
Artillerie du Corps27e batterie légère
5e et 13e batteries de position
Artillerie à Cheval
Réserve russe - Grand-Duc ConstantinIIIe Corps de Grenadiers - Nikolaï Raïevski1re division de Grenadiers - Alexandre Alexandrovitch Pissarev1re brigade - KniajninRégiment d'Ekatérinoslav
Régiment du Comte Araktchéiev
2e brigade - OchtRégiment de Saint-Pétersbourg
Régiment de Tauride
3e brigade - YemlianovRégiment de Pernau
Régiment de Kexholm
2e division de Grenadiers - Pavel Nikolaïevitch Tchoglokov1re brigade - Dmitri LevinRégiment de Kiev
Régiment de Moscou
2e brigade - DamasRégiment d'Astrakhan
Régiment de Fanagorie
3e brigade -Régiment de Petite Russie
Régiment de Sibérie
Artillerie du Corps14e batterie légère
30e et 33e batterie de position
Ve Corps de la Garde Impériale Russe - Alexis Petrovitch Iermolov1re division de la Garde - Baron Grigori Vladimirovitch Von Rosen1re brigade - Yakov Alekseevich PotemkineRégiment Leib-Garde Préobrajenski
Régiment Leib-Garde Sémenovski
2e brigade - Matvey Evgrafovitch KhrapovitzkiRégiment Leib-Garde Izmaïlovski
Régiment Leib-Garde Chasseurs
2e division de la Garde - Udom1re brigade - Maxim Konstantinovich KrijanovskiRégiment Leib-Garde Lituanie
Régiment Leib-Garde Grenadiers
2e brigade - Petr Fedorovich Jeltoukhin IIRégiment Leib-Garde Finlandski
Régiment Leib-Garde Pavloski
Artillerie de la Garde1re batterie de position
1re et 2e batterie légère
Garde Royale Prussienne (rattachée à la garde russe)brigade Von Alvensleben1er Régiment de la Garde à Pied
2e Régiment de la garde à Pied
Artillerie de la garde
Réserve de cavalerie russe - Prince Dmitri Vladimirovitch Galitzine1re division de Cuirassiers - Nikolaï Ivanovitch Déprédardovitch1re brigade - ArsénievRégiment des chevaliers de la Garde
Régiment des Gardes à Cheval
2e brigadeRégiment des cuirassiers de l'Empereur
Régiment des cuirassiers de l'Impératrice
2e division de Cuirassiers - Nikolaï Vassilievitch Krétov1re brigade - Vasily I. Karatievrégiment d'Astrakhlan
Régiment d'Ekatérinoslav
2e brigade - Ivan Sergueïevitch LéontievRégiment de Gloukhov
Régiment de Pskov
3e division de Cuirassiers - Ilya Mikhaïlovitch Duka1re brigade - Andreï Ivanovitch GoudovitchRégiment de l'Ordre Militaire
Régiment de la Petite Russie
2e brigade - Vassili LévachovRégiment de Novogrod
Régiment de Starodoub
Cavalerie légère de la GardebrigadeRégiment de Hussards
Régiment de Uhlans
Régiment des Dragons
Régiment des Cosaques
Régiment des Cosaques de la Mer Noire
Artillerie à cheval1re batterie à cheval
2e batterie à cheval
3e batterie à cheval
Cavalerie de la Garde Royale PrussiennebrigadeGardes du Corps
Gardes du Corps (Chasseurs)
Régiment de cavalerie légère
Régiment de chasseurs
4e batterie à Cheval
Corps de cavalerie russe - Piotr Petrovitch Pahlen III1re brigade - Fédor Vassilievitch RidigerRégiment de Hussards de Grodno
Régiment de Hussards de Soum
2e brigade - Grigori Ivanovitch LissanevitchRégiment de Uhlans de Tchougouïev
Régiment de Hussards de Loubno
3e brigade - Vasily Dmitrievitch Ilovaïski XIICosaques du Don
Tratares de Crimée
Cosaques du Comte Matveï Platov1re brigade - BergmannRégiment de Tchernozoubov
Cosaques du Don et de Mer Noire
2e brigade de cosaques du DonRégiment de l'Hetman
Régiment d'Ilovaïski
Régiment de Rebreyev
Régiment de Grekov XXI
Régiment de Grekov I
Réserve d'artillerie Russe 2e batterie de position
Batterie du Comte Araktchéïev
1,2,10,29 batteries de positions
1,3,10,16,23 batteries à cheval
Batterie d’Équipage des Marins de la Garde
>Armée autrichienne - Feldmarschall Karl Philipp zu SchwarzenbergIer Corps - Feldzeugmeister Hiéronymus von Colloredo-Mannsfeld1re division légère - Prince Moritz de Liechtensteinbrigade (Johann) Ignaz von HardeggRégiment de Chasseurs
1er régiment de Chevau-Légers Kaiser
Batterie à cheval
brigade Ludwig Heinrich August von Schreither7e régiment frontalier Border
Régiment de Chasseurs
4e régiment de Dragons Levenehr
4e Régiment de Cheveau-légers Vincent
Batterie à cheval
2e division légère - Ferdinand von Bubna und Littitzbrigade Joseph Freiherr Zechmeister von Rhenau9e régiment frontalier Peterwardeiner
Régiment de Chasseurs
7e Régiment de Hussards Lichtenstein
Batterie à cheval
brigade Georg von Weiland11e régiment Erzherzog Rainer
Régiment de la Landwehr de Wurtzbourg
6e Régiment de Hussards Blankenstein
Batterie à cheval
brigade du Comte Adam Albert de NeippergRégiment de Chasseurs
1er Régiment de Hussards Kaiser
Batterie à cheval
1re division - (Johann) Heinrich Hardeggbrigade Karl Ludwig Raigecourt12e régiment frontalier Deutsch-Banater
4e régiment de Hussards Hesse-Hombourg
6e régiment de Dragons Riesch
Batterie à Cheval
2e division - Franz von Wimpffenbrigade Samuel von Giffing (tué dans la bataille)54e régiment d'infanterie Froon
25e régiment d'infanterie de Vaux
Batterie à pied
brigade Josef Czerwenka35e régiment d'infanterie Argenteau
42e régiment d'infanterie Erbach
Batterie à pied
3e division - Generalmajor Carl von Grethbrigade Generalmajor Franz Mumb von Mühlheim30e régiment d'infanterie Prinz de Ligne
9e régiment d'infanterie Czartorski
Batterie à pied
brigade Generalmajor Karl Paul von Quosdanovich21e régiment d'infanterie Albert Giulay
17e régiment d'infanterie Reuss-Plauen
Batterie à pied
Réserve d'artillerie du Ier CorpsBatterie lourde de position
Batterie de position
IIe Corps - Général Maximilian Comte Merveldt Monarchie de Habsbourg 1re division - Ignaz von Ledererbrigade Sorenberg8e régiment frontalier Gradiskaner
8e régiment de Hussards Kienmayer
1er régiment de Dragons Erzherzog
Batterie à pied
brigade Johann Baptist Longueville24e régiment d'infanterie Strauch
44e régiment d'infanterie Bellegarde
Batterie à pied
2e division - Prince Alois de Liechtensteinbrigade Joseph Klopstein von Ennsbruck20e régiment d'infanterie Kaunitz
56e régiment d'infanterie Wenzel Colloredo
batterie à pied
brigade von Mecsery18e régiment d'infanterie Reuss-Greiz
47e régiment d'infanterie Vogelsang
11e régiment de Landwehr Erzherzog Rainer
Batterie à pied
Réserve d'artillerieBatterie lourde de position
Batterie de position
IIIe Corps - Feldzeugmeister Comte Ignácz Gyulay1re division - Louis Charles Folliot de Crennevillebrigade von Hecht5e régiment frontalier Warasdin-Kreuzer
6e régiment frontalier Warasdin-St Georg
5e régiment de Chevau-Légers Klenau
6e régiment Chevau-Légers Rosenberg
Batterie à pied
2e division - Albert Joseph Murray de Malgumbrigade Joseph Maria Lamezan-Salins8e régiment d'infanterie Erzherzog Ludwig
7e régiment d'infanterie Würzburg
Batterie à pied
brigade Joseph Weigel von Löwenwarth37e régiment d'infanterie Mariassy
60e régiment d'infanterie Ignaz Giulay
Batterie à pied
3e division - Prince Phillip de Hesse Hombourgbrigade Markus von Csollich41e régiment d'infanterie Kottulinsky
1er régiment d'infanterie Kaiser
Batterie à pied
brigade Anton Grimmer von Riesenburg36e régiment d'infanterie Kollowrath
28e régiment d'infanterie Fröhlich
Batterie à pied
Réserve d'artillerieBatterie lourde de position
Batterie de position
IVe Corps - Général Comte Johann Klenau Monarchie de Habsbourg 1re division - Joseph von Mohr brigade Ivan Astafievitch Baumgarten16e régiment frontalier Walachisches
13e régiment frontalier Walachisch-Illyrisches
2e régiment de Chevau-Légers
12e régiment de Hussards du Palatinat
3e régiment de Hussards Erzherzog Ferdinand
Batterie à cheval
2e division - Prince Luwig Alois Joachim Hohenlohe-Bartensteinbrigade Josef von Schäffer57 régiment d'infanterie Josef Colloredo
15e régiment d'infanterie Zach
Batterie à pied
brigade Franz Splenyi40e régiment d'infanterie Würtemberg
29e régiment d'infanterie Lindenau
Batterie à pied
3e division - Mayer von Heldensfeldbrigade Franz Abele von und zu Lilienberg12e régiment d'infanterie Alois Liechtenstein
22e régiment d'infanterie Koburg
Batterie à pied
brigade Albrecht Albrecht Johann de Best3e régiment d'infanterie Erzherzog
49e régiment d'infanterie Kerpen
Batterie à pied
Cavalerie du IVe Corpsbrigade Franz Maximilian Joseph Desfours zu Mont und Athienville1er régiment de cuirassiers Kaiser
3e régiment de Chevau-légers O'Reilly
Réserve d'artillerieBatterie lourde de position
Batterie légère
Réserve d'infanterie - Général Prince Friedrich von Hesse-Hombourg Monarchie de Habsbourg 1re division - Nikolaus Joseph Rochus Weissenwolffbrigade Friedrich Karl Ludwig FürstenwertherGrenadiers Czarnotzky
Grenadiers Obermayer
Grenadiers Berger
Grenadiers Oklopsia
Batterie à pied
brigade Nikolaus Joseph Rochus WeissenwolffGrenadiers Habinay
Grenadiers Portner
Grenadiers Fischer
Grenadiers Call
Batterie à pied
2e division - (Vincenz Ferrer) Friedrich von Bianchibrigade Auguste von Beck2e régiment d'infanterie Hiller
33e régiment d'infanterie Hieronymus Colloredo
Batterie à pied
brigade Eugène Comte Haugwitz19e régiment d'infanterie Hessen-Homburg
48e régiment d'infanterie Simbschen
Batterie à pied
brigade Karl von Quallenberg32e régiment d'infanterie Esterhazy
34e régiment d'infanterie Davidovich
Batterie à pied
Corps de Cuirassiers - Feldmarschlleutnant Comte Johann Nepomuk von Nostitz-Rieneck Monarchie de Habsbourg 1re division - Johann Nepomuk Graf von Klebelsbergbrigade Leopold von Rothkirch und Panthen2e régiment Cuirassiers Erzherzog Franz
4e régiment Cuirassiers Kronprinz Ferdinand
brigade Maximilian Anton Karl von Auersperg8e régiment Cuirassiers Hohenzollern
5e régiment Cuirassiers Sommariva
2e division - Charles-Léopold-Eugène de Civalart d’Happoncourtbrigade (Johann) Ferdinand Kuttalek von Ehrengreif3e régiment Cuirassiers Herzog Albert
7e régiment Cuirassiers Lothringen
Réserve d'artillerie Monarchie de Habsbourg Batterie légère à pied
Batterie à pied
Batterie lourde
Batterie d'obusiers
Batterie à cheval
Corps prussien rattaché à l'armée de Bohême - Général Lieutenant Friedrich Heinrich Kleist von NollendorfIIe Corps prussien - Général Lieutenant Friedrich Heinrich Kleist von Nollendorf9e brigade - Johann Friedrich Karl Von KlüxSchlesisches Schützenbataillon (Bataillon de Tirailleurs de Silésie)
1. ostpreußisches Infanterieregiment (1er régiment d'infanterie Prusse Orientale)
6. Reserve-Infanterieregiment (6e régiment d'infanterie de réserve)
7. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (7e régiment d'infanterie de Landwehr Silésie)
1. schlesisches Landwehr-Kavallerieregiment (1er régiment de cavalerie de Landwehr Silésie)
10. Feldartillerie-Batterie (10e Batterie à cheval)
10e brigade - Georg von Pirch I2. westpreußisches Infanterieregiment (2e régiment d'infanterie Prusse occidentale)
7. Reserve-Infanterieregiment (7e régiment d'infanterie de réserve)
9. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (9e régiment d'infanterie Landwehr Silésie)
2. Schlesisches Landwehr-Kavallerieregiment (2e Régiment cavalerie Landwehr Silésie)
8. Fußartillerie-Batterie (8e batterie à pied)
11e brigade - Hans Ernst Karl von ZietenSchlesisches Schützenbataillon (Bataillon de Tirailleurs de Silésie)
1. schlesisches Infanterieregiment (1er régiment d'infanterie de Silésie)
10. Reserve-Infanterieregiment ( 10e régiment d'infanterie de réserve)
8. Landwehr-Infanterieregiment (8e régiment d'infanterie de Landwehr)
Neumärkisches Dragonerregiment (Régiment des Dragons de Nouvelle Marche)
3. Schlesisches Landwehr-Kavallerieregiment (3e Régiment cavalerie Landwehr Silésie)
11. Fußartillerie-Batterie (11e batterie à pied)
12e brigade - Prince August Friedrich Wilhelm Heinrich de Prusse2. schlesisches Infanterieregiment (2e régiment d'infanterie de Silésie)
11. Reserve-Infanterieregiment (11e régiment d'infanterie de réserve
10. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (10e régiment d'infanterie de Landwehr de Silésie)
Schlesisches Ulanenregiment (Régiment de Hulans de Silésie)
4. Schlesisches Landwehr-Kavallerieregiment (4e Régiment cavalerie Landwehr Silésie
Cavalerie du IIe Corps - Friedrich Erhard Leopold von Röderbrigade de cuirassiers August Friedrich Ludwig Von WrangelOstpreußisches Kürassierregiment (Régiment de cuirassiers de Prusse orientale)
Brandenburgisches Kürassierregiment (Régiment de Cuirassiers de Brandebourg)
Schlesisches Kürassierregiment (Régiment de Cuirassiers de Silésie)
brigade de cavalerie Johann Karl Jakob von Mutius7. schlesisches Landwehr-Kavallerieregiment (7e régiment de cavalerie Landwehr de Silésie
8. schlesisches Landwehr-kavallerieregiment (8e régiment de cavalerie Landwehr de Silésie)
7e et 8e batterie à cheval
Réserve d'artillerie - Karl Johann Ludwig von Braun7e, 14e et 21e batteries légères à pied
3e et 6e batterie à pied
1ere batterie d'obusier
9e batterie à cheval
Pionniers
Corps Franc - Général Lieutenant Johann Adolph von Thielmannbrigade autrichienne von Gasser2e régiment de chevau-légers Hohenzollern
5e régiment de chevau-légers Klenau
8e régiment de Hussards Kienmayer
brigade prussienne Prince Biron2e régiment de Hussards de Silésie
Régiment de cavalerie nationale Silésie
brigade russe comte Vasily Vasilievitch Orlov-DénissovRégiment de cosaques Gorin II
Régiment de cosaques Yagodin II
Obusiers à cheval autrichiens
Artillerie cosaques

Armée de Silésie (général en chef : Gebhard Leberecht von Blücher)

Ier Corps Prussien - Général-lieutenant Hans David Ludwig Yorck von WartenburgAvant-Garde - Andreas-Georg-Friedrich von KatzlerWestpreußisches Grenadierregiment Grenadiers de Prusse occidentale
Leib-Grenadierregiment (Grenadiers du Régiment du Corps)
Ostpreußisches Jägerbataillon (Bataillon de chasseurs de Prusse orientale)
Garde-Jägerbataillon (Bataillon de chasseurs de la Garde)
2. Ostpreußisches Infanterieregiment (2e régiment d'infanterie de Prusse orientale)
1. Brandenburgisches Infanterieregiment (1er régiment d'infanterie du Brandebourg)
12. Reserveregiment (12e régiment d'infanterie de réserve)
13. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (13e régiment d'infanterie Landwehr de Silésie)
14. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (14e régiment d'infanterie Landwehr de Silésie)
15. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (15e régiment d'infanterie Landwehr de Silésie)
2. Leibhusarenregiment (2e régiment de Hussards du Corps)
Brandenburgisches Husarenregiment (Régiment de Hussards du Brandebourg)
Brandenburgisches Ulanenregiment (Régiment de Ulhans de Brandebourg)
Ostpreußisches Kavallerieregiment (Régiment de cavalerie Prusse Orientale)
5. Landwehr-Kavallerieregiment (5e Régiment de cavalerie de Landwehr)
12. Fußartillerie-Batterie (12e batterie à pied)
2. Feldartillerie-Batterie (2e batterie à cheval)
1re brigade - Karl Friedrich Franziskus von SteinmetzOstpreußisches Grenadierregiment (Régiment de grenadiers de Prusse orientale)
Schlesisches Grenadierregiment (Régiment de grenadiers de Silésie)
5. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (5e Régiment d'infanterie de Landwehr Silésie)
13. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (13e Régiment d'infanterie de Landwehr Silésie
2. Leibhusarenregiment (2e Régiment de Hussards du Corps)
2. Fußartillerie-Batterie (2e batterie à pied)
2e brigade - Prince Karl Friedrich August von Mecklembourg-Strelitz1. Ostpreußisches Infanterieregiment (1er régiment d'infanterie de Prusse orientale)
2. Ostpreußisches Infanterieregiment (2e régiment d'infanterie de Prusse orientale)
6. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (6e Régiment d'infanterie Landwehr de Silésie)
Mecklenburgisches Husarenregiment (Régiment de Hussards du Mecklembourg)
1. Fußartillerie-Batterie (1re batterie à pied)
7e brigade - Heinrich Wilhelm von HornRégiment d'infanterie du Corps
Thüringisches Infanterieregiment (Régiment d'infanterie de Thuringe)
4. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment 4e régiment d'infanterie Landwehr de Silésie
15. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (15e régiment d'infanterie Landwehr de Silésie)
3. schlesisches Landwehr-Kavallerieregiment (3e régiment de cavalerie Landwehr de Silésie)
10. schlesisches Landwehr-Kavallerieregiment (10e régiment de cavalerie Landwehr de Silésie)
3. Fußartillerie-Batterie (3e Batterie à pied)
8e brigade - Friedrich Heinrich Karl von Hünerbein1. Brandenburgisches Infanterieregiment (1er Régiment d'infanterie de Brandebourg
12. Reserve- Infanterieregiment (12e régiment d'infanterie de réserve)
14. schlesisches Landwehr-Infanterieregiment (14e régiment d'infanterie Landwehr de Silésie)
Brandenburgisches Husarenregiment (Régiment Hussards de Brandebourg)
15. Fußartillerie-Batterie (15e batterie à pied)
XIe Corps Russe - Général Lieutenant Baron Fabian Wilhelmovich Gottlieb Osten-Sacken27e division d'infanterie - Dmitri Petrovich Névérovski1re brigade - Maxim Fedorovich StavitzkiRégiment de Vilan
Régiment de Simbirsk
Régiment d'Odessa
3e brigade - Alexei Semionovich Kollogribov49e régiment de Chasseurs
50e régiment de Chasseurs
10e division d'infanterie - Ivan Andreïevitch Lieven IIIRégiment de Yaroslavl
2e brigade - Baron SassRégiment de Crimée
Régiment de Bélozersk
3e brigade - Mikhaïl Fedorovitch Akhlestychev8e régiment de chasseurs
39e régiment de chasseurs
16e division d'infanterie - Repninski1re brigade - RepninskiRégiment d'Okhotsk
Régiment du Kamatchaka
Corps Russe - Général d'infanterie Comte Alexandre Louis Andrault de LangeronAvant-Garde - Roudtzevitchbrigade de CavalerieRégiment des dragons de Kargopol
Régiment des dragons de Kiev
Régiment des dragons de Kinbourn
Régiment des chasseurs à cheval de Lituanie
Régiment des chasseurs à cheval de Dorpat
1er régiment des cosaques d'Ukraine
3e régiment des cosaques d'Ukraine
Régiment de cosaques du Don Sélivanov II
Régiment de cosaques du Don Koutéïnikov
9e division d'infanterie - Udom II1re brigade - Konstantin Markovitch PoltaratzkiRégiment de Nachébourg
Régiment d'Apchéron
2e brigade - Alexandre Ivanovitch YouchkovRégiment de Riajsk
Régiment de Iakoutsk
3e brigade - Grünbladt10e régiment de Chasseurs
38e régiment de chasseurs
8e et 15e batterie
IXe Corps Russe - Général-Lieutenant Zakhar Dmitrievitch Olsoufiev15e division d'infanterie1re brigade - TornRégiment de Vitebsk
Régiment de Kozelsk
2e brigade - Anensurrégiment de Koura
régiment de Kolyvan
3e brigade - A.F. Tikhanovski I12e régiment de chasseurs
22e régiment de chasseurs
Xe Corps russe - Général-Lieutenant Ivan Mikhailovich Kaptsevitch22e division d'infanterie - Pavel Petrovich Tourtchaninov2e brigade - Mikhaïl Andreïevitch ChkapskiRégiment de Viatka
Régiment de Starskol
Régiment d'Olonetz
3e brigade - Ivan Nikolaievich Dournovo29e régiment de chasseurs
45e régiment de chasseurs
8e division d'infanterie - Prince Alexandre Petrovitch Ouroussov1re brigade - Vasily Nikanorovitch ChenchinRégiment d'Arkhangelsk
Régiment de Schlisselbourg
2e brigade - von RehrenRégiment de Vielle-Ingermanland
38e régiment de Chasseurs
Artillerie du Corps2e,18e,34e et 39e batterie de position
3e,19e,et 29e batterie légère
2e batterie à cheval
VIIIe Corps russe - Général-Lieutenant Comte Guillaume Emmanuel Guignard de Saint-Priest17e division d'infanterie - Pillar1re brigade - Ermolaï Fedorovitch KernRégiment de Riazan
Régiment du Bélozersk
2e brigade - Tchertov IRégiment de Brest
Régiment de Willmanstrand
3e brigade - Kharitonov30e régiment de Chasseurs
48e régiment de Chasseurs
11e division d'infanterie - Prince Ivan Stepanovitch Gourialov1re brigade - Moisey Ivanovitch KarpenkoRégiment de Iéletz
Régiment de Polotsk
2e brigade - TourguénevRégiment de Iékatérinbourg
Régiment de Rylsk
3e brigade - Baron Adam Ivanovitch Bistrom II1er régiment de Chasseurs
33e régiment de Chasseurs
cavalerie du VIIIe Corpsbrigade Nikolaï Mikhaïlovitch Borozdin IIRégiment des dragons de Nouvelle-Russie
Régiment des dragons de Mitau
Régiment des dragons de Kharkov
brigade de Cosaques - KaïssarovCosaques du Don
Régiment des Kalmouks de Stavropol
artillerie du VIIIe Corps32e batterie de position
32e et 33e batterie légère
Réserve prussienneRéserve de cavalerie prussienne - Général-Major Jürgass1er régiment de dragons Prusse occidentale
Régiment Dragons de Lituanie
1er régiment de cavalerie Landwehr Nouvelle-Marche
1ere et 3e batterie à cheval
Réserve d'artillerie - Lieutenant-colonel Schmidt1ere et 2e batterie lourde à pied
24e batterie à pied
1re batterie légère à pied
12e batterie à cheval
Réserve cavalerie Russe - Illarion Vasilievich Vassiltchikov3e division de Dragons -1re brigade - Sergueï Nikolaïevitch OuchakovRégiment de dragons de Smolensk
Régiment de dragons de Courlande
2e division de Hussards -1re brigade - Anastasiy Antonovitch YourkovskiRégiment de hussards de Russie blanche
Régiment de hussards d'Akhtyrsk
2e brigade - Illarion Vasilievich VassiltchikovRégiment de Hussards d'Alexandria
Régiment de hussards de Marioupol
Cosaques - Karpov IICosaques du Don
4e régiment de cosaques d'Ukraine
2e régiment de Bashkirs
2e régiment de Kalmouks
Régiment de volontaires du Baron Bode
Réserve d'artillerie russe10e et 13e batterie de position
24e et 35e batterie légère
18e batterie à cheval

Armée du Nord (général en chef : Prince royal de Suède Jean-Baptiste Jules Bernadotte)

IIIe Corps prussien - Général Lieutenant Friedrich Wilhelm Bülow von Dennewitz3e brigade - Prince Louis-Guillaume de Hesse-HombourgGrenadiers de Prusse orientale
3e régiment d'infanterie de Prusse orientale
4e régiment d'infanterie de réserve
4e régiment d'infanterie de Landwehr Prusse orientale
1er régiment de Hussards du Corps
5e batterie à pied
5e brigade - Ludwig Friedrich Hans Christoph von BorstellGrenadiers de Poméranie
1er régiment d'infanterie de Poméranie
2e régiment d'infanterie de réserve
2e régiment d'infanterie de Landwehr de Kurmark
Régiment de hussards de Poméranie
Régiment de Uhlans de Prusse orientale
10e batterie à pied
6e brigade - August-Friedrich-Erdmann von KrafftRégiment d'infanterie de Colberg
9e régiment d'infanterie de réserve
1er régiment d'infanterie de Landwehr de Neumark
Régiment de Chasseurs de Prusse-Orientale
1er régiment de cavalerie de Landwehr de Poméranie
16e batterie à pied
Réserve de cavalerie - Joachim Friedrich Wilhelm von Oppen1re brigade - Karl Alexander Wilhelm von TreskowRégiment des dragons de la Reine
Régiment des dragons de Brandebourg
2e régiment des dragons de Prusse occidentale
2e brigade - Hans Joachim Friedrich von Sydow2e régiment de cavalerie de Lanwehr de Kurmark
4e régiment de cavalerie de Landwehr de Kurmärk
2e régiment de Landwehr de Poméranie
5e et 6e batterie à cheval
Réserve d'artillerie - Karl Friedrich von Holtzendorfartillerie prussienne19e batterie à pied
4e et 5e batterie lourde à pied
11e batterie à cheval
artillerie russe
7e et 21e batterie de position
Corps russe - Général-lieutenant Ferdinand Ferdinandovich von WintzingerodeAvant-Garde - Comte Mikhaïl Semionovitch Vorontsovbrigade d'infanterie - Fedor Evstafievich Kniper2e régiment de chasseurs
13e régiment de chasseurs
14e régiment de chasseurs
division de cavalerie - Iossif Orourk (en)brigade de cavalerie - Alexandre von BenckendorffRégiment de Uhlans de Volhynie
Régiment de Hussards de Pavlograd
Régiment de cosaques du Don Diatchkin
11e batterie à cheval
brigade de cosaques - Melnikov IVRégiment de Cosaques du Don Melnikov IV
Régiment de cosaques du Don Melnikov V
brigade de cosaques - Joseph Stael von HolsteinRégiment de Cosaques du Don d'Andréyanov II
1er Régiment de Bachkirs
brigade de cosaques - Brändel1er régiment de cosaques du Boug
3e régiment de cosaques de l'Oural
21e division d'infanterie - Vasily Danilovich Laptev1re brigade - Fedor Fedorovich RosenRégiment Pétrovski
Régiment de Podolsk
Régiment de Lituanie
2e brigade - Alexandre Karlovitch RudingerRégiment de la Néva
44e régiment de chasseurs
artillerie de la 22e division42e batterie légère
31e batterie de position
24e division d'infanterie - Nikolaï Vassilievitch Vouitch1re brigade - Fedor Vassilievitch ZvarykinRégiment de Chirvan
Régiment d'Oufa
2e brigade - Mikhaïl Nikolaïevitch MaznevRégiment de Boutyrsk
19e régiment de chasseurs
3e brigade - BoulinskiRégiment de Tomsk
40e régiment de chasseurs
46e batterie légère
division d'infanterie provisoire - HarpeRégiment de Toula
Régiment de Navaguinsk
réserve de grenadiers
artillerie de réserve21e et 26e batterie de position
13e batterie à cheval
division de cavalerie1re brigade - ManteufelRégiment des dragons de Saint-Pétersbourg
Régiment des hussards d'Elisavetgrad
Régiment de cavalerie d'Iakhontov
4e batterie à cheval
2e brigade - Paul PahlenRégiments des dragons de Riga
Régiments des dragons de Finlande
Régiments des hussards d'Izum
1re et 5e batterie à cheval
3e brigade - Petr Petrovitch ZagriajskiRégiments des chasseurs à cheval de Nijine
Régiments de uhlans polonais
brigade de cosaques - Ivan Dmitrievitch Ilovaïski IVRégiment de Cosaques du Don d'Ilovaïski IV
Régiment de cosaques du Don de Grekov IX
Régiment de cosaques du Don de Barabanchtchikov II
Régiment de cosaques du Don de Lochtchilin
Corps suédois - Feld-maréchal Curt von Stedingk1re division d'infanterie - Skjöldebrand1re brigade - Schützenheim1er Régiment Livgarde
2e Régiment de Livgarde
Régiment de Livgardets Grenadjärer
Régiment des Livgrenadadjärer
2e brigade - LagerbringRégiment d'infanterie d'Uppland
Régiment d'infanterie du Södermanland
Régiment d'infanterie de Scanie du Nord
Légion à pied de Poméranie
brigade de cavalerie -Régiment des Dragons de la Garde
Légion à cheval de Poméranie
Batterie à pied
2e division - Johann August Sandels3e brigade - BrännströmRégiment d'infanterie du Göta occidental
Régiment d'infanterie du Västmanland
Régiment d'infanterie de Nerike
4e brigade - ReuterskjöldRégiment d'infanterie de Skaraborg
Régiment d'infanterie d'Elfsborg
Régiment de chasseurs du Värmland
6e brigade - BoijeRégiment d'infanterie de Kronoberg
Régiment d'infanterie de Kalmar
brigade de cavalerie - SkjöldebrandRégiment de cuirassiers de la Garde
Régiment des hussards de Scanie
Régiment des hussards de Mörner
Artillerie - GeistBatterie à pied
Batterie à cheval
Réserve d'artillerie - CardellBatterie à pied
Batterie à cheval
Fusées Congreve du Rocket Corps britannique, Royal Horse Artillery
Escorte de cosaques du Don

Armée de réserve russe de Pologne (général en chef : Leonty Leontievich Bennigsen)

Corps russe - Général Leonty Leontievich Bennigsendivision d'avant-garde - Pavel Alexandrovitch Stroganovbrigade Andrey Savvich Glébov6e régiment de chasseurs
41e régiment de Chasseurs
10e et 26e batterie d'artillerie à cheval
Compagnie de Sapeurs Ständer
brigade de cavalerie1er régiment de Hussards
1er régiment de Hulans
Cosaques du Don
4e régiment de Cosaques d'Oural
Régiment de Baschkortostan
brigade d'infanterie Cosaque Dmitri TenichevRégiment de Simbirsk
Régiment de Penza
12e division d'infanterie - Nikolay Nikolaevitch Khovanski1re brigade Fedor Ivanovitch SandersRégiment de Smolensk
Régiment de Narva
2e brigade Sergueï Fedorovitch JeltoukinRégiment d'Alexopol
Régiment de Nouvelle Ingrie
Artillerie1re batterie légère
45e batterie de position
13e division d'infanterie - Lindorf1re brigade Ignace Petrovitch RossyRégiment de Welikije Luki
Régiment de Galicie
2e brigade Ivan Dmitrievitch IvanovRégiment de Saratov
Régiment de Penza
26e division d'infanterie - Ivan Fedorovitch Paskévitch1re brigade SavoniaRégiment de Ladoga
Régiment de Poltava
2e brigade Apollon Stepanovich JemtchoujnikovRégiment d'Orel
Régiment de Nijni-Novgorod
3e brigade5e régiment de Chasseurs
42e régiment de Chasseurs
26e batterie de position
division de cavalerie - Efim Igantevich Tschaplitz1re brigade RepninskiRégiment de dragons
1er régiment de Chasseurs à cheval
2e régiment de Chasseurs à Cheval
2e brigade Kreutz2e régiment combiné de Uhlans
Régiment de Uhlans de Taganrog
Régiment de Uhlans de Sibérie
Régiment de Uhlans de Jitomir
Cosaques du Don
2e batterie à cheval
Réserve d'artillerie - Kolotinski18e, 48e et 53e batterie légère
22e batterie de position
9e batterie à cheval
Corps Volant - Emanuel Mensdorf-Pouilly3e régiment de Hussards
4e régiment de Hussards
Cosaques du Don

Carte de la bataille de Leipzig - Positions au 16 octobre

Batailles napoléoniennes - Carte de la bataille de Leipzig - Positions au 16 octobre

Carte de la bataille de Leipzig - Positions au 18 octobre

Batailles napoléoniennes - Carte de la bataille de Leipzig - Positions au 18 octobre

Tableau - "Siegesmeldung nach der Schlacht bei Leipzig". Peint en 1839 par Johann Peter Krafft.

Batailles napoléoniennes - Tableau de la bataille de Leipzig -

Au nombre des pertes, outre le maréchal Poniatowski, on compte les généraux suivants, tous tués durant la bataille ou morts des blessures qu'ils y ont reçues :

  1. Claude-Charles Aubry de la Boucharderie  (général de division)
  2. Louis Alexandre Bachelet-Damville (général de brigade)
  3. Jean-Baptiste Nicolas Henry Boyer (général de brigade)
  4. Christophe François Camus de Richemont (général de brigade)
  5. Louis Jacques Coehorn (général de brigade)
  6. Annet-Antoine Couloumy (général de brigade)
  7. Delmas (Antoine Guillaume Mauraillac d'Elmas de La Coste dit ..., général de division)
  8. Sixte d'Estko (général de brigade)
  9. Joseph (ou Jacques) Martin Madeleine Ferrière (général de brigade)
  10. Jean Parfait Friederichs (général de division)
  11. Henry Maury (général de brigade)
  12. Aimé Sulpice Victor Pelletier de Montmarie (général de brigade)
  13. Honoré Vial (général de division)
  14. Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau (général de division)

La trahison des Saxons ne semble pas avoir été préméditée. Elle résulte peut-être simplement du refus de mourir pour une cause considérée comme étangère, conjuguée à la volonté des officiers de préserver leurs hommes alors que le taux de pertes atteint 30% dans certains régiments. Elle relève d'ailleurs d'un mouvement de renaissance du sentiment patriotique et de haine anti-française qui agite toute l'Allemagne. Il donnera naissance dans les décennies suivantes au mythe de la "guerre de libération" nationale allemande.

La responsabilité de la destruction prématurée du pont sur l'Elster a été imputée par Napoléon au colonel Montfort, qui fut suspendu et arrêté à la fin de la campagne. On n'osa cependant pas le faire passer en conseil de guerre car il avait été lui-même laissé sans instructions précises par l'Etat-major. Personne n'avait jamais envisagé sérieusement le besoin d'une retraite. Quand elle devint inévitable, aucune disposition n'avait été prise pour l'organiser. Il était donc difficile de faire le procés du colonel sans mettre en cause la hiérarchie au plus haut niveau : le chef du génie Joseph Rogniat, le major-général Berthier qui aurait dû, de par ses attributions, superviser ces préparatifs et qui au contraire, si l'on en croît le témoignage de Montfort, avait refusé d'écouter ses suggestions en ce sens, voire Napoléon en personne, ce qui était impensable.

Témoignages

La Campagne de Saxe de 1813 jour après jour  La campagne de Saxe de 1813 jour après jour

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Les prises de vues sont de Didier Grau, le montage de Lionel A. Bouchon.